Histoire

Visite à Lascaux 2 – Lascaux 3

J’ai visité Lascaux 2 et Lascaux 3 (Montignac – Périgord Noir – France),  le 11 août 2008.

Comme beaucoup, je connaissais les dessins des photos de Lascaux grâce à  de nombreuses photos. Mais je ne les avais jamais vu en situation. J’avais d’ailleurs un préjugé défavorable sur le principe de Facsimilé de Lascaux 2. Mais j’ai été ébloui et très  ému, quand je me suis retrouvé dans la grotte. C’est un véritable voyage dans le temps qui vous transporte 15000 ans en arrière.

La reconstitution d’une partie de la grotte (salle des taureaux et Diverticule axial) est fidèle, selon l’ [ln wikipedia]IGN [/ln](Institut Géographique National), à l’originale avec une tolérance de 5 millimètres.  C’est dire si chaque couleurs, aspérités et reliefs sont fidèles à l’originale.

jvb88DSCF4965 Visite à Lascaux 2   Lascaux 3

Puis j’ai visité Lascaux 3 (Lascaux révélé), le 14 août 2008,   juste derrière l’ambassadeur des États Unis en France (cela fût le fruit du hasard…).

Le projet Lascaux 3  propose aux curieux de voir en “grandeur nature” la reconstitution, en atelier, des facsimilés de parties de la grotte qui ne sont pas représentées dans Lascaux 2.

jvb88DSCF4961 Visite à Lascaux 2   Lascaux 3

Le travail qui est présenté concerne à la fois la reconstitution des parois et des dessins. Compte tenu des évolutions techniques,  la tolérance est cette fois de1 millimètre d’écart par rapport à l’original.

Le projet Lascaux révélé prévoie la réalisation en double des facsimilés de façon à pouvoir les présenter à Montignac et de façon itinérante dans les plus grands musées du monde.

jvb88DSCF4967 Visite à Lascaux 2   Lascaux 3

jvb88DSCF4968 Visite à Lascaux 2   Lascaux 3

La projection sur parois reconstituées (blanches)  permet de suivre la genèse d’un dessin, comme si on se trouvait dans la grotte, avec l’artiste qui officiait, il y a plus de quinze mille an. Si cet “homme des caverne” pouvait réaliser son dessin en quelques heures,  l’homme moderne met plus de huit mois à le copier de façon totalement fidèle.

jvb88DSCF4963 Visite à Lascaux 2   Lascaux 3

jvb88DSCF4964 Visite à Lascaux 2   Lascaux 3

Jann

Grotte de Lascaux, patrimoine en péril

La présidente du comité international pour la conservation de Lascaux désire soumettre la candidature de cet emplacement au titre de patrimoine mondial en péril. L’Unesco met en place une mission d’urgence dans le but de vérifier l’état de cette grotte classée monument historique. La prolifération de champignons et de diverses bactéries retient l’attention des observateurs depuis 7 ans. Ils témoignent de l’apparition de moisissures attribuées à une altération de l’équilibre biologique de cette caverne.

Ce site, classé monument historique dès 1940, l’année de sa découverte, obtint le titre de patrimoine mondial de l’Unesco en 1979. Des mesures exceptionnelles interdisent l’accès à ces lieux surnommés la chapelle sixtine de la préhistoire. Les visiteurs accèdent désormais à une réplique exacte du site original. En ce lieu d’apparence similaire au véritable emplacement, se trouvent des reproductions de 90 % des œuvres peintes sur les murs de la véritable grotte.

Des algues apparurent d’abord sur les fresques peintes, consécutivement à l’emploi d’un appareil auquel on recoure pour purifier l’air. La venue de visiteurs en cet endroit peu aéré entraîna ensuite un surplus de gaz carbonique, de chaleur et de vapeur d’eau, ce qui favorisa la formation d’un calcite opaque. Les parois de cette grotte se couvrirent lentement de moisissures ainsi que l’on en retrouve dans une salle de bain manquant d’aération. Les dessins peints sur la nef virent leurs couleurs s’altérer.

Après différentes tentatives de nettoyage pour enrayer la moisissure en cette grotte de Lascaux, les scientifiques constatent un arrêt de la progression et une diminution importante des champignons sur des zones traitées avec des produits jugés efficaces. Un système de climatisation mieux adapté maintiendra une température plus appropriée. Le comité du patrimoine mondial de l’Unesco, se réunissant à Québec en juillet 2008, pourrait également annexer la grotte de Lascaux au répertoire des chefs d’œuvre en danger.

Sources: L’Express, Le Point

Notes du webmaster:

Les photos de Jann,  présentées dans cet article ne peuvent pas être réutilisées. Elles ne sont pas sous licence creative commons.

Coblence – Koblenz 2008 (de)

Jann s’est rendu le 15 juillet 2008, à Coblence, deuxième journée de son périple allemand.

Jann a vécu durant son enfance au bord de la Moselle à Metz. Son père est Lorrain et sa mère est d’origine allemande (Pirmasens-Palatinat). Koblenz où la Moselle se jette dans le Rhin, représente pour lui un trait  d’union entre ses deux cultures.

La moselle à gauche se jette dans le Rhin à droite.

jvb87DSC 0577 Coblence   Koblenz 2008 (de)

La photo du promontoire (das deutsche Eck) en forme de bateau est prise du haut de la statue de l’empereur Wilhelm I

jvb87DSC 0558 Coblence   Koblenz 2008 (de)

Coblence (en allemand : Koblenz, en latin : Confluentes) est une ville et un arrondissement d’Allemagne, située au nord du Land de la Rhénanie-Palatinat.

jvb87DSC 0570 Coblence   Koblenz 2008 (de)

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Les villes les plus proches sont Bonn, à près de 60 km en aval du Rhin, Mayence, à 90 km en amont du Rhin, et Ludwigshafen. Coblence est la 3° ville de la Rhénanie-Palatinat et le siège de la conurbation Mayen-Coblence. C’est également une ville universitaire.

Le nom Coblence vient du latin Confluentes qui signifie confluent. Depuis 2002, une partie de Coblence a été inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Amateur de vins…

Amateur de bon vins, Jann trouve incroyable les cultures en étage que l’on trouve sur les rives de la Moselle et du Rhin, à l’approche de Koblenz. Pour passer d’un étage à un autre, il faut grimper le long de l’échelle.

jvb87DSC 0475 Coblence   Koblenz 2008 (de)

Quartiers de la ville

La ville est partagée en 28 quartiers : Altstadt, Arenberg, Arzheim, Asterstein, Bubenheim, Ehrenbreitstein, Goldgrube, Güls mit Bisholder, Horchheim, Horchheimer Höhe, Immendorf, Karthause, Kesselheim, Lay, Lützel, Metternich, Mitte, Moselweiß, Neuendorf, Niederberg, Oberwerth, Pfaffendorf, Pfaffendorfer Höhe, Rauental, Rübenach, Stolzenfels, Süd et Wallersheim.

Époque romaine

Des fouilles archéologiques et la reconstruction partielle d’un corps de ferme, à Remstecken sur le site archéologique de la forêt municipale, à proximité de l’emplacement actuel de la place du commerce, attestent d’une colonisation romaine en 20 av. J.-C. Coblence fait ainsi partie des plus anciennes cités allemandes. En l’an 9 av. J.-C., un camp fortifié est construit pour sécuriser la voie fluviale Mayence-Cologne-Xanten. Les romains appellent ce camp “ad confluentes”, ce qui signifie “au confluent”. À cette même époque s’installent les futurs habitants de Trèves, qui contrôlèrent toute la région de la Moselle. Le camp fortifié a ensuite appartenu à la province romaine “Germania Superior”, fondée en 85 après J.C.

Vers 45 après J.C, un pont sur pilotis long de 350 mètres constitué de plus de 600 troncs de chêne munis de pointes en fer (51 d’entre eux ont été conservés) est construit entre l’actuelle Ehrenbreitstein et l’autre rive du Rhin. L’ Europabrücke (pont d’Europe) éloigné de 50 mètres du Balduinbrücke (pont Balduin) fait partie de la route du Rhin. Un camp fortifié destiné aux troupes de renfort est construit au IIe siècle. à Koblenz-Niederlberg dans le but de protéger le Limes romaine ayant déjà été détruite en l’an 259 par les Francs.

Un temple dédié à Mercure et la Romersta gallo-celte se trouvent au nord de Coblence dans la forêt appartenant actuellement à la ville, non loin de la voie romaine. Les pièces de monnaie romaine découvertes sur place démontrent que les lieux auraient été utilisés jusqu’au Ve siècle. On trouve les vestiges d’une ancienne ferme romaine (villa rustica) en partie reconstruite à Remstecken.

Des ponts du Rhin et de la Moselle sont détruits au moment du retrait des troupes romaines au Ve siècle. Des vestiges de murs et de routes témoignent encore aujourd’hui dans le vieux Coblence des fortifications du temps de la colonie romaine.

Les Rois francs

Mérovingiens: avec la chute de l’empire romain d’occident au Ve siècle, Coblence est conquise par les Francs qui y établissent un royaume.

Carolingiens: en février 806, Charlemagne, dans son édit Divisio Regnorum, répartit par avance l’empire entre ses fils. Coblence est attribuée à son fils Charles. Celui-ci meurt cependant peu de temps après. Coblence est donc, à la mort de Charlemagne, en 814, partagée entre les fils de Louis le Pieux.

En 830, suite au conflit opposant les fils de Louis le Pieux (Lothaire Ier, Charles le Chauve et Louis le Germanique) entre eux et contre leur père, l’empire est à nouveau éclaté et Charles le chauve hérite de Coblence en 837. Après une nouvelle période de trouble dans l’empire, des négociations sont menées en 842 entre les trois petits fils de Charlemagne dans la basilique St Kastor de Coblence, consacrée en 836. Finalement, l’empire franc est partagé au traité de Verdun en 843. Coblence est alors intégré dans la Lotharingie (Appelée ultérieurement Lorraine), royaume de Lothaire Ier. En 855, le royaume de Lothaire Ier est répartit entre ses trois fils, lors du partage de Prüm. Coblence échoue alors à Lothaire II. À sa mort, le royaume est à nouveau partagé, lors du traité de Mersen en 870, entre les frères de Lothaire Ier (Louis le Germanique et Charles le Chauve). La partie Est du royaume, dont fait partie Coblence, est alors dirigée par Louis le Germanique. Coblence n’est pas épargnée par les pillages normands et est détruite en 882. Après un nouveau partage du royaume, Coblence et la Lotharingie se retrouvent dans le royaume franc de l’Est, qui deviendra plus tard le Saint Empire Romain Germanique.

Les Princes électeurs

En 1018 l’empereur Henri II offre le royaume franc à l’archevêque de Trèves Poppo de Babenberg. Coblence est ainsi intégré à l’État princier de Trèves, l’un des sept États princiers à l’origine du Saint Empire Romain Germanique. Le territoire sous l’autorité séculière de l’archevêque de Trèves appartient au canton rhénan et s’étend sur la rive gauche et droite des cours inférieurs de la Moselle et du Lahn. Au XVIIe siècle, même si Trèves reste la capitale, Coblence devint résidence princière.

En 1020, le nouveau château d’Ehrenbreitstein tombe sous la coupe des Archevêques de Trèves. Il devient le leur tête de pont sur la rive droite du Rhin, et gagne la réputation d’être leur château le plus sûr. Par conséquent, quand les temps sont mouvementés, les biens les plus sacrés du pays y sont conservés. En particulier, la tête de Saint Matthieu, le patron du diocèse, y reste de 1380 à 1422 et la Sainte Tunique de 1657 à 1794.

En 1138, Konrad III, de la dynastie des hohenstaufen, est élu roi à Coblence-Lützel. Dans le lit asséché de la Moselle, près de Coblence, se tient en octobre 1198 une bataille entre roi Philipp de Souabe et le roi Otto IV. Le Prince électeur Didier de Trèves propose en 1216 aux chevaliers de l’ordre teutonique de venir s’installer à Coblence et leur offre une partie des territoires de l’église Castor. C’est à cette époque que la zone située entre Rhin et la Moselle est nommé “lieu allemand” (Deutscher Ordt) puis “coin allemand (Deutsches Eck). L’endroit porte toujours ce nom de nos jours.

De 1252 à 1259, le prince électeur de Trèves Arnold II d’Isenburg construit le château de Stolzenfels. Accolé au château de Lahneck, appartenant au prince électeur de Mayence, le château de Stolzenfels sert de ville douanière. Le donjon à cinq côtés, qui subsiste encore de nos jours, est élevé en 1248. La construction se poursuit de 1388 à 1418 à l’initiative des princes Kuno et Werner von Falkenstein, avec une tour d’habitation et un palais sur la rive du Rhin. Le château de Stolzenfels est occupé d’abord par les Suédois en 1632, puis deux fois deux ans par les Français en 1634 et 1646. Il est ensuite détruit par les Français en 1688 lors de la guerre de succession du Palatinat. Il reste en ruine pendant 150 ans.

La première mention d’un conseil municipal remonte à 1276, mais, après de rudes batailles, le Prince Didier de Nassau accède au pouvoir en 1304 et force les habitants à renoncer à cet organe politique. En 1338, le roi Louis de Bavière tient sa cour pour une journée à Coblence, en présence du roi Edouard III d’Angleterre. Le projet du pont Balduin est entamé sous le règne du Prince Balduin de Luxembourg en 1342, mais 85 années passent avant son inauguration. En 1580 des moines jésuites décident de s’installer sur les lieux d’un ancien monastère.

Lors de la guerre de Trente Ans, le prince électeur de Trèves Philippe Christophe de Sötern prend le parti de la France. Des troupes françaises occupent la fortification d’Ehrenbreitstein le 5 juin 1632. Trois semaines plus tard, Coblence capitule et est occupée par les Français. Les troupes de l’empereur font prisonnier le Prince Sötern en 1635 et reconquièrent Trèves. Elles libèrent également Coblence en mai 1636. Il faut ensuite plus d’un an de siège pour reprendre possession de la fortification d’Ehrenbreitstein en 1637. Sous le règne du roi Louis XIV de France, pendant la guerre de succession du Palatinat, la ville de Coblence est à nouveau assiégée par les français en octobre-novembre 1688. Les bombardements français laissent d’importantes destructions.

De 1680 à 1819, un pont flottant assure le trafic sur le Rhin entre Coblence et Ehrenbreitenstein. Ce pont est un chef-d’œuvre de la technique d’alors. Le pont est composé de deux grandes barques situées sur chaque rive et reliées entre elles par des câbles et une route. L’une de ces barques est une véritable bâtisse, recouverte d’une charpente de solives et de planches. On peut y placer huit véhicules et 100 passagers. La route elle-même est soutenue par 9 barques servant de flotteurs.

Le 23 novembre 1786, le prince Clément Wenceslas de Saxe emménage dans un nouveau château construit sur le Rhin. L’année suivante, un nouveau théâtre est inauguré. Sous son règne, en 1786, la première conduite d’eau pour la population de Coblence est construite. Les puits figurent encore aujourd’hui sur le plan de la vieille ville.Oncle maternel de Louis XVI et de ses frères,le prince-électeur accueille le comte d’Artois en émigration.Petit à petit,Coblence devient le quartier général des opposants à la révolution française.À l’approche des troupes révolutionnaires françaises lors de la première guerre des coalitions, le Prince Wenceslas est obligé de fuir et de quitter son territoire le 7 octobre 1794. Deux semaines plus tard, la ville de Coblence est prise par les français. La forteresse d’Ehrenbreitstein parvient à tenir jusqu’au 27 janvier 1799 avant de capituler à son tour. Cet événement marque la fin du règne des princes électeurs de Trèves.

Le régime français

Avec le traité de Lunéville signé le 9 février 1801, Coblence est incorporé à la République française et devient chef-lieu du département français de Rhin-et-Moselle. Mais, étant forcés de quitter la rive droite du Rhin, les français démolissent d’abord l’ancienne forteresse d’Ehrenbreitstein des princes électeurs de Trèves. Adrien de Lezay-Marnesia est nommé premier préfet du nouveau département. La ville reçoit la visite de Napoléon Bonaparte et son épouse Joséphine de Beauharnais du 17 au 19 septembre 1804. En 1806, une université de droit s’installe en 1806 cour Metternich, à l’endroit où l’homme d’Etat autrichien avait vu le jour.

Après la mutation subite et inattendue du préfet Lezay-Marnesia vers Strasbourg le 1er mars 1810, son successeur Jules Doazan construit à Coblence, devant l’église Castor, un monument sans pareil : un puits de style néoclassique en basalte. Il y porte, avec quelques fautes d’orthographe, une inscription en français pour célébrer le succès de l’expédition de Napoléon vers la Russie. Cependant, dans la soirée de la Saint-Sylvestre 1813, des bataillons russes traversent le Rhin à Coblence. Peu auparavant, les Français avaient quitté les lieux et laissé la ville aux troupes russes sans combattre. Le commandant russe fait pourtant preuve de beaucoup d’humour et renonce à détruire le puits de Doazan ou à y effacer l’inscription. Par contre, il y fait ajouter un deuxième commentaire :

« Vue et approuvé par nous, le commandant russe de la Ville de Coblence ».

C’est à l’époque de l’appartenance à la France que naît l’expression “Schängel”, qui désigne encore aujourd’hui les personnes nées à Coblence.

Le régime prussien

Selon les accords du congrès de Vienne en 1814/1815 les terres rhénanes de l’État princier de Trèves sont intégrées à la province du Rhin du royaume de Prusse. Le 11 mars 1815, le roi Frédéric Guillaume III donne l’ordre de “construire une nouvelle fortification pour la ville de Coblence et la forteresse d’Ehrenbreitstein”. Dans les années suivantes, une nouvelle fortification est élevée autour de Coblence. Elle est l’une des plus étendues d’Europe et tient compte des dernières évolutions scientifiques. Sa technique de construction est dite “néo-prussienne” ou “néo-allemande”. La ville gagne une nouvelle enceinte et les collines alentours sont parsemées de solides casemates. En lieu et place de l’ancien château-fort d’Ehrenbreitstein, les ingénieurs militaires Gustave von Rauch et Ernst Ludwig von Aster élèvent une vaste citadelle, qui domine encore aujourd’hui la ville. Elle représente le bastion militaire le plus important et l’un des plus solides du Rhin.

Par la suite, d’autres fortifications sont construites, comme le fort Asterstein à Coblence, la fortification de l’empereur François à Lützel, ou celle de l’empereur Alexandre devancée par son fort Constantin sur le Karthause.

Avec la construction de la forteresse d’Ehrenbreitstein et des ses fortins sur la rive gauche du Rhin, l’ancien pont flottant, seul et unique moyen de traverser le Rhin, devient insuffisant. Un nouveau pont flottant est donc construit en 1819 entre Coblence et Ehrenbreitstein. Sur 36 barques de bois, ce pont franchit le Rhin sur une longueur de 325 mètres. Des travées sont aménagées afin de permettre le passage des navires. De 1841 jusqu’à sa destruction en 1945 pendant la Seconde Guerre mondiale, un pont flottant a continué à enjamber le Rhin.

Les ruines du château de Stolzenfels sont offertes en 1815 par la ville au prince royal,futur Frédéric Guillaume IV. Ce dont n’est accepté par celui-ci qu’en 1823. Trois ans plus tard il charge l’architecte Jean-Claude de Lassaulx d’ériger une église de style classique néo-roman. Il fait ensuite transformer le château en résidence d’été. Achevé sous sa forme actuelle en 1842 par Charles Frédéric Schinkel, le style du château est influencé du style néogothique anglais et romantique de Schinkel. Le 14 septembre 1842,Frédéric Guillaume IV y emménage enfin.

En 1858 le premier train traversa le nouveau pont de Coblence et le réseau de voies ferrées fut systématiquement aménagé à partir de 1864. À la suite du développement de l’armement et des techniques militaires, on renonça en 1890 à augmenter les fortifications de Coblence.
Icône de détail Article détaillé : Hans Alexis von Biehler.

Plusieurs semaines après la mort de l’empereur Guillaume Ier (1888),l’administration entama un nouveau projet:l’édification d’un mémorial en l’honneur du défunt roi et empereur. Les travaux basés sur les plans du professeur Hundrieser et de l’architecte Bruno Schmitz durèrent de 1893 à 1897 sur les lieux du Deutsches Eck, suivi de l’inauguration du site par l’empereur Guillaume II.

Le XXe siècle

À la fin de la Première Guerre mondiale, en novembre 1918, un conseil des ouvriers et des soldats se forma à Coblence, mais un mois plus tard les troupes américaines conquirent la ville et mirent fin au gouvernement des soviets. En 1919 à la suite des élections le conseil municipal de Coblence accueillit, pour la première fois, des femmes en son sein. En 1923 le commandement des troupes militaires fut transféré par les Américains aux Français, qui à leur tour quittèrent la ville en 1929. L’année suivante, à l’occasion de la commémoration de la libération de la ville, le président du Reich Paul von Hindenburg honora la ville d’une visite. À la suite de la prise de pouvoir par les nazis en 1933 le maire Dr. Hugo Rosendahl fut forcé de quitter son poste. Le pont historique de Balduin resta pendant longtemps l’unique moyen de traverser la Moselle, mais en raison de la croissance de la circulation il ne suffit bientôt plus, et au début les années 1930 il fut question de construire un deuxième pont par-dessus le fleuve, inauguré après deux ans de travaux en 1934 sous le nom de pont Adolf-Hitler (Adolf-Hitler-Brücke). Lors de la remilitarisation de la rive gauche du Rhin, des troupes allemandes furent de nouveau stationnées à Coblence en 1936. Sur la place devant la mairie un nouveau site d’intérêt public, le Schängelbrünnen, fut inauguré en 1941.

En 1942, 870 juifs furent déportés par les nazis à partir de la gare de Koblenz-Lützel. Le centre historique de Coblence fut détruit par un bombardement de la Royal Air Force en 1944, et la ville de nouveau occupée par des troupes américaines en 1945.

En accord avec les décisions prises lors de la conférence de Potsdam,l’autorité d’occupation fut transférée des Américains aux Français et en 1946 le Land de Rhénanie-Palatinat fut fondé. La première session de l’Assemblée consultative provinciale (Beratende Landesversammlung) se tint le 22 novembre 1946 dans le théâtre, celle du Landtag dès le 4 juin 1947 dans la grande salle de l’hôtel de ville de Coblence, qui devint, à partir de ce moment, la capitale du nouveau Land. Wilhelm Boden fut élu au poste de ministre-président de Rhénanie-Palatinat, mais à peine un mois plus tard Peter Altmeier prit sa succession. C’est pendant la conférence du Rittersturz, tenue à Coblence en 1948, que fut fondée la République fédérale d’Allemagne, basée sur la décision des trois forces d’occupation de l’Allemagne de l’ouest de coopérer et quitte à provoquer une séparation, au moins temporaire, de la zone soviétique.

En 1950 le parlement régional se prononça en faveur d’un transfert du siège du gouvernement à Mayence.

En 1953 le président Theodor Heuss déclara le site du Deutsches Eck, mémorial de l’unification allemande. À la place de la statue de l’empereur Guillaume Ier, détruite par des feux d’artillerie en 1945, on installa le nouveau drapeau allemand. À la suite de la nouvelle fondation d’une armée allemande,les casernes de Coblence furent de nouveau peuplées et la ville devint le siège de garnison le plus important de l’Allemagne de l’époque de la guerre froide. De nos jours, Coblence est toujours la ville la plus importante en termes de stationnement des forces armées allemandes.

En 1962 le nombre d’habitants dépassa la barre des 100 000. Entre 1969 et 1975 se réalisa le projet le plus important d ‘ouvrage d’art: Le pont du Sud traversant le Rhin. Le dernier projet de ce genre, le pont Kurt Schumacher,sur la Moselle, fut achevé en 1990. Deux ans plus tard la ville célébra l’anniversaire de ses 2.000 ans d’existence, et après de longues controverses la statue restituée de l’empereur Guillaume Ier fut inaugurée en 1993. Régulièrement, au moment de la fonte des neiges, la ville est victime d’inondations.

sources: Wikipedia

Notre Dame de Lorette

Jann a photographié la Basilique Notre Dame de lorette et le cimetière militaire en juillet 2006.

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JVB DSCF9496 Notre Dame de Lorette

Cimetière et mémorial français qui commémorent les violents combats de 1915. Cette colline dominant l’Artois, ( 165  m.) à quinze kilomètres d’Arras, fut un des champs de bataille les plus disputés entre octobre 1914 et septembre 1915. Une basilique a été construite, ainsi qu’une tour lanterne à la poignante crypte qui  renferme les corps de soldats inconnus des deux guerres mondiales et de celle d’Indochine, sept autres ossuaires sont répartis aux extrémités du vaste cimetière. 22970 corps de jeunes inconnus reposent parmi les croix de Lorette. Cet endroit s’étend sur plus de 13 ha et comporte 19 000 croix. La basilique (de 46 m. de long et 14 de large), et la tour lanterne ( ossuaire) furent érigées d’après les plans de Louis-Marie Cordonnier, architecte lillois ( de 1921 à 1931 ). Sur les murs de la basilique, on peut voir des milliers de plaques  en souvenir de ces sacrifices humains.

La première pierre de la La TOUR LANTERNE a été posée par le maréchal Pétain le 19 juin 1921

JVB DSCF9490 Notre Dame de Lorette

le 9 mai 1915 : ATTAQUE SUR LA CRÊTE DE Notre Dame de LORETTE

source: NordMAgLa croupe de Notre-Dame-de-Lorette est une longue arête de terre qui s’étend d’ouest en est, du bois de Bouvigny au nord de Souchez, et s’avance en promontoire au-dessus de la plaine de Lens jusqu’aux abords même de la région houillère. Au sommet de sa partie orientale, près du point coté sur la carte 165, s’élevait, .avant la guerre, la chapelle de Notre-Dame-de-Lorette, lieu de pèlerinages régionaux.
Tandis que les pentes nord du plateau sont relativement douces, celles du versant opposé sont très escarpées. Le massif détache successivement vers le sud est cinq contreforts abrupts et séparés par d’étroits ravins. Vu du bas-fond d’Ablain-Saint-Nazaire, ils présentent la forme de « côtes de melon » ; tel fut, du moins, le surnom que leur donnèrent les fantassins français. Ce sont, de l’ouest à l’est, l’Eperon Mathis, le Grand Éperon, l’Éperon des Arabes, l’Éperon de la BlancheVole et enfin l’Éperon de Souchez qui domine à pic la sortie est d’Ablain Saint-Nazaire et la sucrerie située sur la rouie de Souchez
Dés le début de la guerre de tranchées, la 10, Armée française chercha à enlever cette position.
En décembre 1914 et janvier 1915, le 21e corps, commandé par le général Maistre, prit pied sur l’éperon Mathis Le 15 mars 1915, après une lutte des plus violentes, il s’empara de l’éperon suivant ou Grand Éperon défendu par trois lignes successives de tranchées et le conserva un dépit ce contre-attaques acharnées qui dégénérèrent en corps à corps furieux. Le mois suivant enfin, le troisième éperon (des Arabes) fut enlevé.
Après ces attaques préliminaires, se déclenche, le 9 mai, l’offensive d’Artois. Le corps du général Maistre reçoit la mission de chasser l’ennemi des deux derniers éperons du massif et d’enlever la crête supérieure portant prés de son rebord Est la chapelle de Lorette, dont les premières tranchées françaises sont encore distantes d’environ mille mètres.
L’organisation allemande est formidable. De l’éperon des Arabes à la route de Souchez à Aix-Noulette , qui court au bas des pentes nord-est de la colline, s’échelonnent cinq lignes de tranchées profondément creusées, renforcées six mois durant de sacs de terre et de sacs de ciment, couvertes par des réseaux doubles ou triples de fils de fer et de chevaux de frise. De cent mètres en cent mètres des barricades forment de puissants flanquements garnis de mitrailleuses. Plusieurs fortins et des ouvrages avancés servent de points d’appui aux défenses des tranchées. L’un d’eux, au nord-est de la chapelle, interdit l’accès de l’extrémité , du plateau; il comprend des fossés, des grilles, des casemates et des abris de dix mètres ou plus de profondeur.
Une division d’élite, composée en majeure partie de Badois, a ordre de garder, coûte que coûte Notre-Dame-de-Lorette, tandis qu’en arrière est dissimulée, dans l’énorme agglomération d’Angres et de Liévin une puissante artillerie, balayant d’un feu continu tout le flanc nord de la colline et le plateau lui-même .
La division du général Maistre, chargée de l’attaque, comprend trois régiments d’infanterie et trois bataillons de chasseurs.
Le 9 mai, à dix heures, les premières vagués d’assaut s’élancent. Deux heures après elles ont enlevé trois lignes de défense et sont parvenues au réduit de la position, devant le fortin de la chapelle, où, derrière un entassement de sacs à terre et d’épais blindages, les mitrailleurs allemands tirent sans discontinuer. L’attaque se brise contre cet ouvrage formidable. Les unités subissent des pertes graves ; certaines compagnies ne sont bientôt plus commandées que par des sergents. La progression s’exécute par bonds d’un trou d’obus à un autre. D’énormes réseaux de chevaux de frise, qui précédent dans un repli du terrain le fortin, sont restés à peu près intacts. Les-chasseurs cependant ne reculent pas. Décimés, ils s’accrochent au sol tandis que les fantassins les rejoignent. On se bat à coups de grenade, de baïonnette, même à coups de couteau, tandis que les mitrailleuses allemandes ne cessent de tirer.
La nuit tombe, dit le récit officiel, éclairée par les obus et les fusées, déchirée par les cris des blessés, le fracas des explosions, le claquement des balles. Chasseurs et fantassins s’installent comme ils peuvent sur le terrain. Devant. un énorme entonnoir de mine de 80 mètres de tour, ils poussent au fond les cadavres allemands et s’organisent sur les bords, derrière des parapets improvisés.
Du 10 au 72 mai, la situation reste la même. Les Français conservent tous leurs, gains,. les étendent même légèrement, tandis que les mitrailleuses allemandes tirent. sans répit.
Il fait chaud et l’odeur est atroce. Tous les morts des mois précédents, enterrés à fleur de terre, ont été projetés par les obus hors de leurs tombes. Le plateau est un charnier…
Enfin, le 12 mai, à la nuit, les chasseurs bondissent, en se courbant, hors de leurs retranchements, puis se jetant à plat ventre, rampent jusqu’au fortin. Là, sous les mitrailleuses-qui tirent à 75 centimètres au-dessus. d’eux, ils arrachent des sacs de terre et, les appliquant sur les créneaux, ralentissent le tir ennemi. Les unités sui vantes, profitant de cette accalmie, accourent et le flot passe par-dessus le parapet.
A l’intérieur du fortin, dans la nuit épaisse, un corps à corps forcené s’engage. Les Allemands n’en peuvent plus. La chapelle effondrée est dépassée. Autour, c’est un inextricable enchevêtrement de souterrains, d’entonnoirs, de trous d’obus bourrés de cadavres et de matériel.
Devenus ainsi maîtres de la crête du plateau de Lorette les Français ne tiennent cependant pas encore le massif en son entier. Les Allemands résistent. toujours sur les deux éperons de la Blanche-Voie et de Souchez. Là pluie et les nombreuses sources prenant naissance sur la hauteur ont transformé ce terrain argileux en une boue glissante où la progression est particulièrement malaisée. Pourtant l’éperon de Souchez est peu- à peu conquis les jours suivants jusqu’au point où il domine à pic la sucrerie de Souchez. Par contre, des feux terribles de mitrailleuses brisent toutes les attaques contre là Blanche-Voie. Jusqu’au 20 mai, la ligne française décrira un vaste demi-cercle depuis l’ouest , d’Ablain-Saint-Nazaire jusqu’aux flancs de l’éperon Est, en contournant l’autre contrefort. Huit jours durant, tapis dans leurs retranchements de la Blanche-Voie et dans les maisons.- qu’ils tiennent encore: au nord et à l’est d’Ablain, les Allemands mitrailleront sans arrêt les lignes françaises tandis que les batteries d’Angres et de Liévin dirigeront tous leurs feux sur le haut du plateau.
Le 22 mai enfin après deux journées de furieux combats, les tranchées de la Blanche-Voie sont emportées et tout le massif de Notre Dame-de-Lorette sauf le bas des pentes de l’éperon de Souchez, est occupé .
La lutte a duré treize jours. De part et d’autre, les pertes ont été très élevées. Sur le terrain même, 3.000 cadavres allemands ont été dénombrés.
A la daté du 11 juillet 1915, le général d’Urbal commandant la 10ème Armée, cita en ces termes d l’ordre de l’Armée le 21e corps, ainsi que les 43e et 53e, divisions : ” Sous le commandement du général Maistre, ont fait preuve, au cours d’attaques renouvelées, pendant plusieurs semaines consécutives et sous un bombardement intense et continu, de jour et de nuit, de l’artillerie ennemie, d’une ténacité et d’un dévouement au dessus de tout éloge “.

10 – 12 mai 1915 :ATTAQUE SUR LA CRÊTE DE N.D. DE LORETTE. La chapelle est prise.
- 18 – 20 mai 1915 : ATTAQUE SUR LA CRÊTE DE N.D. DE LORETTE. Les Français sont maîtres de la crête.
- 22 mai 1915 : ATTAQUE SUR LA CRÊTE DE N.D.DE LORETTE. Tout 1e massif de Lorette est pris.

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