Architecture

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Brugge en décembre

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Brugge en automne

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Le béguinage de Brugge

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Bruges de Valentin Vermeersch

Une ville singulière mérite un livre singulier. Trop souvent, Bruges a été réduite à quelques clichés familiers : une ville médiévale parfaitement préservée ou, au contraire, une illusion grandiose de façades néogothiques destinée aux touristes. Aucune de ces descriptions ne lui rend justice. Pas plus d’ailleurs que le récit fin de siècle de Bruges la morte, davantage un mythe romantique qu’une réalité historique. Certes, la Bruges provinciale et assoupie du XIXe siècle offre un contraste frappant avec la cité médiévale florissante dont la renommée traverse les frontières. Centre cosmopolite du commerce mondial dès le XIe siècle, la ville connaît son apogée quelque quatre cents ans plus tard dans le faste de la cour bourguignonne.

Si au XVIe siècle la fière Athènes du Nord confirme encore sa position de foyer intellectuel, son rayonnement s’affaiblit néanmoins lentement par la suite. Bruges n’en était pas morte pour autant, loin de là : de nombreux édifices construits au cours des siècles suivants émaillent encore ses rues et ses places, attestant de la permanence d’un réel dynamisme. D’autant que se profilait une nouvelle ère de prospérité : dès les années 1900, la construction du port de Zeebrugge fouette l’économie de la ville, alors même que le cœur historique commence à drainer des masses de plus en plus importantes de touristes. Epargnée des ravages de la guerre, des désastres naturels et des bouleversements urbanistiques, Bruges s’est édifiée en un paysage urbain harmonieux, auquel chaque siècle a apporté sa pierre. A ville singulière, liure singulier, disions-nous… Dans des contributions captivantes, trois historiens retracent l’évolution de Bruges depuis sa naissance. Leur étude est étayée par une collection de cartes inédites qui racontent en images l’histoire de la cité. Un photographe d’art livre son regard personnel sur la ville dans une série de clichés reproduits avec le plus grand soin. Avec affection mais aussi lucidité, cinq célèbres Brugeois nous confient leur relation à la cité et ébauchent ses perspectives d’avenir. Les calligraphies originales qui illustrent leurs pages complètent ce fascinant kaléidoscope de la Venise du Nord.

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Brugge

Un article extrait de Wikipédia, l’encyclopédie libre.


Bruges (Brugge en néerlandais) est une ville et commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande, chef-lieu de la province de Flandre occidentale.Elle est membre de l’Organisation des villes du patrimoine mondial, depuis l’an 2000. Elle fut également la capitale européenne de la culture en 2002, en même temps que la ville espagnole de Salamanque.

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Canal, Rozenhoedkaai

Elle est appelée « Venise du Nord » car elle possède de nombreux canaux qui la relient notamment à la ville de Gand, ou d’autres, qui encerclent ou traversent la ville. De ce fait, de nombreuses promenades en bateau sont proposées aux touristes, dont certaines permettant de rejoindre les villes alentours. On trouve encore des restes de forteresse (ainsi que des moulins) à côté des canaux entourant la ville.

Bruges dans la fiction

Si Bruges est devenue une des cités les plus touristiques d’Europe, c’est un peu au poète symboliste belge Georges Rodenbach (1855-1898) qu’elle le doit, même si l’écrivain, devenu célèbre du jour au lendemain grâce à Bruges-la-Morte (1892), chef-d’œuvre du symbolisme, n’a jamais vécu dans la ville dont il a assuré la renommée littéraire.

À une époque où l’idée de protection et de promotion du patrimoine était encore peu répandue, Georges Rodenbach a mis tout son talent d’écrivain pour prôner la mise en valeur du patrimoine brugeois : « Il y a de l’atavisme dans les œuvres et l’hérédité, ici aussi, explique mon amour pour cette Bruges admirable, que je serais heureux d’avoir assurée d’un peu de gloire auprès des esprits artistes de la France ».

Le personnage de fiction, Dr. Evil, dans Austin Powers est également censé être de Bruges, même s’il a oublié qu’il devrait être en mesure de parler néerlandais, puisque Brugeois.

Un autre personnage de fiction, Yoko Tsuno, passe une de ses aventures dans la cité de Bruges dans le passé du XVe siècle et dans le présent (Album : l’Astrologue de Bruges).

In Bruges, un film de Martin McDonagh, avec Colin Farrell, Brendan Gleeson, Clémence Poésy, Jérémie Renier, Jordan Prentice et Ralph Fiennes .

Espaces verts

Cette ville est très riche en espaces verts, notamment près des canaux encerclant la ville.

  • Baron Ruzettepark
  • Graaf Visartpark
  • Koning Albertpark
  • Koningin Astridpark
  • Minnewaterpark
  • Pastoor Verhaegheplantsoen
  • Stadspark Sebrechts

Culture

Théatres et salles de concert

  • Concertgebouw
  • Stadsschouwburg
  • De Bond
  • Biekorf
  • Bogardenkapel
  • De Dijk
  • Jan Garemijnzaal
  • Magdalenazaal
  • De Werf

Cinémas

  • Cinema Lumière
  • Cinema Liberty
  • Kinepolis Bruges

Festivals

  • Cactusfestival
  • Klinkers
  • Filmfestival Cinema Novo
  • Festival van Vlaanderen Musica Antiqua
  • Dudstock
  • Thoprock

Historique de la ville

Moyen Âge

Le nom de BRUGES vient du norvégien ancien “Bryggja”, signifiant “quai”.

Bruges apparaît au Moyen Âge en tant que place fortifiée située le long d’un cours d’eau qui a dû être le « Oude Reie ». Baudouin, vassal du roi carolingien Charles le Chauve, y habitait avec Judith, la fille de celui-ci qu’il avait enlevée. Pour pallier de nouvelles querelles, le roi avait envoyé son vassal Baudouin au pays flamand, où une population peu nombreuse craignait les invasions normandes.

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Canal

Baudouin devient le fondateur du comté de Flandre et étend son domaine de la région côtière juqu’à l’Escaut et l’Artois. Nous trouvons le nom de Bruges pour la première fois vers 875 sur une pièce de monnaie ; ce nom viendrait vraisemblablement de l’ancien norvégien Bryggia, signifiant “débarcadère”, et qui était la dénomination du lieu au temps des Vikings.

Bruges n’est au IXe siècle qu’un rempart avec château et chapelle sur la place où s’élève à présent le Burg. Au Burg s’ajoutent un marché, une cour de justice et quelques routes qui mènent à la côte ou à l’intérieur du pays. Des navires viennent y accoster. Ils pénètrent dans l’embouchure du Zwin entre les bancs de sable et la côte flamande. Ainsi Bruges se développe également comme centre commercial.

Dans les années 900, le Burg est devenu un port. La retraite du comte n’est plus attaquée par les Normands, mais elle est visitée par des artisans et des commerçants. Elle obtient le statut de ville en 1128. Elle construit à l’époque des murs et des canaux.

En l’an 1134, un raz-de-marée ouvre un chenal jusqu’à la baie du Zwin, de sorte que la ville a désormais un accès direct à la mer du Nord. La ville peut ainsi participer au commerce international qui relie l’Angleterre, productrice de laine, la Gascogne, productrice de vin, et les producteurs de textiles des Flandres. Le bras de mer passe près de la ville de Damme, qui va devenir un avant-poste commercial de Bruges.

En 1200, la ville obtient le droit d’organiser un marché annuel. Les marchands du Rhin viennent rapidement jusqu’à Bruges, puis c’est au tour des marchands hanséatiques, venus de Lübeck et Hambourg. En 1253, la Hanse y obtient des privilèges et Bruges devient l’un des trois comptoirs hanséatiques en mer du Nord, avec Londres et Bergen.

Dès la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle, des marchands de Gênes, de Venise, de Florence, de Castille, du Portugal ou d’Écosse comptent parmi les visiteurs réguliers de la ville. L’arrivée du premier marchand gênois en 1277 permet non seulement le début du commerce des épices avec le Levant, mais également un perfectionnement des techniques bancaires et financières dans la ville.

En 1302, lors des fameuses matines brugeoises, la population de la ville se révolte contre l’occupation française, assassine la garnison en mai et se rallie aux comtes de Flandre. Deux mois plus tard, la ville prend part à la victoire flamande de la bataille des éperons d’or, contre le Roi de France.

En 1309, une bourse est créée et la ville devient le marché financier le plus sophistiqué des Pays-Bas durant le XIVe siècle. Les marchands vénitiens arrivent dans la ville en 1314. La population de la ville passe de 35 000 habitants en 1340 à près de 100 000 en 1500.

L’âge d’or de la ville entre le XIIe siècle et le XVe siècle est donc dû à un commerce florissant axé principalement sur la draperie. À cette époque, Bruges est une véritable plaque tournante du commerce européen. Le commerce s’établit avec Londres, le nord de l’Europe, et les grands ports d’Italie, Gênes et Venise.

Au XVe siècle, la ville est sous la tutelle des ducs de Bourgogne, qui amenèrent la ville à un haut degré de développement économique, architectural et culturel. À la fin du Moyen Âge, Bruges est la ville la plus riche d’Europe du Nord.

Époque moderne

À la fin du XVe siècle, la baie du Zwin s’ensable progressivement et la laison directe entre la ville et la mer est rompue. La Cour de Bourgogne quitte Bruges et l’empereur Maximilien Ier restreint les droits de la ville. Anvers devient la ville dominante des Flandres. La ville s’appauvrit et passe sous domination espagnole.

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Beffroi

La sécession des Pays-Bas espagnols, en 1584, mène au déclin final de la ville. En 1600, Bruges n’est plus qu’une ville de province. Durant le XVIIe siècle, diverses initiatives sont prises pour renouer avec le passé, les installations portuaires sont modernisées, mais sans beaucoup de succès.

Aujourd’hui Bruges possède de nombreux musés, lieux touristiques comme le beffroi mais encore deux clubs de football : Le F.C. Brugge et le Cercle de Brugge évoluant dans le stade Jan Breydel Stadion.

Brugeois célèbres

Nés à Bruges

  • Jan Breydel et Pieter de Coninck, résistants du XIVe siècle contre le pouvoir français
  • Le mathématicien hollandais Simon Stevin (1548-1620) est né à Bruges.
  • Tony Parker, joueur de basket-ball évoluant en NBA.
  • Philippe Ier de Castille, fondateur de la dynastie Habsbourg en Espagne et roi de Castille et de León.
  • Eugène Charles Catalan, mathématicien qui travailla essentiellement en théorie des nombres.
  • Paul Devaux, politicien belge.
  • Henri Milne Edwards, zoologiste français.
  • Jean Schramme, mercenaire

Morts ou ayant vécu à Bruges

  • Jan van Eyck, peintre flamand.
  • Guy Thys, entraîneur de football belge.
  • Hans Memling, peintre flamand.
  • Gilles Binchois, compositeur.
  • Gilles Joye, théologien.

Gruuthuse

Du vieux flamand gruuthuse (gruuthuis) ce qui veut dire maison des herbes. Cette étymologie vient du métier de la personne qui y vivait, il s’agissait du marchand d’herbes aromatiques destinées à la fabrication de bière; à cette époque il tenait le monopole commercial.

Actuellement cette demeure est un musée consacré à la vie du Moyen-Âge, en y exposant du mobilier d’époque.

Contes et légendes

Bruges est une ville pleine de contes et de légendes…

Le Minnewater

Est le célèbre lac des amoureux a Brugges. La légende raconte qu’un fidèle aimant enterra sa promise et déversa les eaux pour former un lac au dessus de sa tombe.

La châsse de Sainte Ursule

C’est une peinture d’Hans Memling en forme d’église. Elle raconte l’histoire de Sainte Ursule qui promit de se marrier avec un homme en échange de son évangélisation. Elle décida ensuite de faire un pélérinage à rome accompagné par 10000 jeunes filles qu’elle fit avec son mari.

Cependant elle fus prise en embuscade à son retour et fut tué comme son mari, d’une flèche; Cela explique la raison pour laquelle sur la premiere peinture de la chasse on la voit en mariée tenant une flèche en main …

Port

Le port de Bruges est Zeebrugge. C’est un des plus importants ports d’Europe. (voyez Port de Zeebrugge)

Anges et démons (be)

Pour son anniversaire, Jann avait décidé de se promener à Gent (Belgique). Au hasard des rues, il entre dans l’église de Saint Jacques.  De style roman et gothique de l’Escaut, l’intérieur de l’église se caractérise par la présence à profusion de marbre blanc et noir.

Le soleil était vif ce 22 mai. Jann avait encore en tête le film de Ron Howard : “Anges et démons” quand il prit cette photo.

jvb2009dsc 0678 Anges et démons (be)

La vidéo suivante a été réalisée à partir des photos prises par Jann ce jour là.

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Jann nous a demandé de remercier madame Van de Putte, pour son accueil et sa gentillesse. Cette dame fait visiter l’église tout les vendredi et samedi matin.

Château de Chaumont

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A voir aussi :

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Château de Chaumont-sur-Loire

Un article de Wikipédia – les photos qui suivent dans cet article  ne sont pas de Jann van Brugge
Château de Chaumont
280px Chaumont sur Loire chateau 05 Château de Chaumont
Vue générale de l’édifice

Période ou style Médiéval
Début construction XVe siècle
Protection Classé MH (1840)

Latitude
Longitude
18px Geographylogo.svg Château de Chaumont47° 28? 45? Nord
1° 10? 54? Est / 47.4792, 1.1818 [1]
Pays 20px Flag of France.svg Château de Chaumont France
Région historique Orléanais
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Commune française Chaumont-sur-Loire
Géolocalisation sur la carte : France
250px France location map Regions and departements.svg Château de Chaumont
8px Red pog.svg Château de Chaumont
modifier 12px Gtk dialog info.svg Château de Chaumont

Le château de Chaumont-sur-Loire se trouve sur les bords de la Loire, entre Amboise et Blois, en France. Il est situé sur le dernier fleuve sauvage d’Europe, récemment inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques[2] depuis 1840.

Histoire

Au Xe siècle, c’est Eudes I, comte de Blois qui fit construire une forteresse pour protéger la ville de Blois des attaques des comtes d’Anjou. Le chevalier normand Gelduin reçoit Chaumont et fait consolider la forteresse. Sa petite-nièce, Denise de Fougères ou de Pontlevoy, ayant épousé Sulpice Ier d’Amboise, le château passe dans la famille d’Amboise pour cinq siècles.

Louis XI fit brûler et raser Chaumont en 1455 pour punir Pierre d’Amboise de s’être révolté contre le pouvoir royal lors de la « Ligue du Bien Public ». Puis, son fils Charles Ier d’Amboise entreprit la reconstruction du château de 1465 à 1475 en édifiant l’aile Nord (face à la Loire) aujourd’hui disparue.

220px France Loir et Cher Chaumont sur Loire Chateau 01 Château de Chaumont
magnify clip Château de Chaumont

Le château, la tour sud-ouest

De 1498 à 1510, Charles II de Chaumont d’Amboise, aidé de son oncle le cardinal Georges d’Amboise, poursuivit la reconstruction dans un style déjà marqué par la Renaissance tout en conservant la même allure générale fortifiée.

À la fin de 1559, Catherine de Médicis, qui possédait le château depuis 1550, l’échangea à sa rivale Diane de Poitiers, maîtresse du roi Henri II, contre celui de Chenonceau.

À la mort de Charlotte de La Marck, petite-fille de Diane (1594), le château fut hérité par son époux, Henri de La Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, qui le revendit à un fermier général des gabelles nommé Largentier.

Profitant de l’arrestation de Largentier pour fraude et du droit lignager de sa femme Isabelle de Limeuil, le gentilhomme lucquois Scipion Sardini, qui devint baron du lieu, puis ses fils, furent les propriétaires du château entre 1600 et 1667[3].

À cette date, le château passa par alliance aux seigneurs de Ruffignac, famille périgourdine.

Le duc de Beauvilliers (qui devint duc de Saint-Aignan à la mort de son père) l’acheta à cette famille en 1699. Le château retrouva son faste passé et accueillit même en 1700 le duc d’Anjou qui cheminait vers l’Espagne pour s’y asseoir sur le trône.

À la mort du duc, une de ses filles en hérita et l’apporta à Louis de Rochechouart, duc de Mortemart, son époux. Ce dernier, grand joueur, contracta des dettes et dû s’en séparer.

Il fut vendu à un maître des requête ordinaire de Louis XV, Monsieur Bertin, qui fit certaines modifications dont l’ouverture sur la Loire en abattant le corps de logis qui fermait la cour.

En 1750, Chaumont passa à un maître des eaux et forêts, Jacques-Donatien Le Ray, futur intendant des Invalides, qui y fonda une célèbre manufacture de produits céramiques. Benjamin Franklin y séjourna et obtint même de son hôte l’envoi d’un navire chargé de munitions destinées aux indépendantistes américains. Après sa mort, son fils tenta même de fonder, sans succès, une colonie et une ville sur les bords de l’Ohio qui avait été baptisée Chaumont.

En 1810, Madame de Stael, exilée, s’installa au château pendant les aventures de Monsieur Le Ray, fils, aux États-Unis.

200px Chaumont02 Château de Chaumont
magnify clip Château de Chaumont

Vue générale du château de Chaumont-sur-Loire

Monsieur Le Ray avait fait de Chaumont une manufacture, le château devint une ferme après sa cession en 1829 à un certain monsieur d’Etchegoyen.

Des restaurations furent commencées avec le comte d’Aramon qui l’acquit en 1834 (mort en 1847) et poursuivies avec le vicomte Walsh qui épousa sa veuve.

Plus tard, Marie Say en devint propriétaire en 1875. Elle épousa peu après Amédée de Broglie (fils d’Albert de Broglie). Ils firent aménager de luxueuses écuries et un parc paysager à l’anglaise.

L’édification en 1877 de ces écuries somptueuses fut confiée à l’architecte Paul-Ernest Sanson, également chargé par le prince Henri Amédée de Broglie et son épouse Marie, de la restauration complète du château. L’architecte fit le choix d’un ensemble en brique et pierre.

Les écuries de Chaumont sont représentatives de ce que l’aristocratie fortunée fit construire à la fin du XIXe siècle pour abriter ses chevaux. Elles furent considérées à l’époque comme les plus luxueuses d’Europe, bénéficiant alors d’un éclairage électrique à arc, en même temps que l’Opéra Garnier et l’hôtel de ville de Paris.

Pendant quarante ans, le château connaîtra une époque fastueuse durant laquelle les de Broglie donneront des fêtes et réceptions éblouissantes, en menant une vie digne d’une maison royale. Malheureusement, des revers de fortune obligeront la princesse de Broglie à vendre Chaumont en 1938 à l’État qui l’affectera au service des Monuments historiques.

Construction du château

Ce château d’allure médiévale a en effet été construit au XVe siècle. Les ailes Nord et Ouest ont été édifiées de 1469 à 1481, les tours sont massives et dotées de mâchicoulis et de chemins de ronde. La porte d’entrée précédée d’un double pont-levis est enserrée par deux grosses tours rondes.

La construction reprend en 1501 sur ordre de Charles II d’Amboise, seigneur de Chaumont, puis sera reprise par le cardinal Georges d’Amboise, ministre de Louis XII.

Le château au XXIe siècle

Désormais, le château de Chaumont-sur-Loire et le Conservatoire international des parcs et jardins sont réunis. Ils forment le Domaine de Chaumont-sur-Loire et leurs programmations culturelles deviennent complémentaires ; le parc bénéficie du label Jardin remarquable[4].

Le Conservatoire international des parcs et jardins de Chaumont-sur-Loire (CIPJP) et le Centre des monuments nationaux ont décidé de mettre en commun leurs moyens pour assurer la gestion et l’animation culturelle du château de Chaumont-sur-Loire.

Évocations artistiques

En littérature

Honoré de Balzac, dans son roman Sur Catherine de Médicis (1842) montre Diane de Poitiers recevant le château de Chaumont des mains de Catherine de Médicis, en échange du château de Chenonceau que Diane avait offert à la reine. [5]

81px France Loir et Cher Chaumont sur Loire Chateau Chapelle Château de Chaumont

La chapelle

78px France Loir et Cher Chaumont sur Loire Ecuries Château de Chaumont

Les écuries

86px Chaumont sur Loire chateau 02 Château de Chaumont

Le château

Bibliographie

  • Les Résidences royales de la Loire, Jules Loiseleur, Paris, 1863.

Notes et références

  1. ? Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. ? Notice no PA00098410 [archive], sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  3. ? Mémoires de la Société des Sciences et des Lettres de la ville de Blois, t. 5, 1856, p. 286-289.
  4. ? Comité des Parcs et Jardins de France [archive]
  5. ? « Diane fit offrir à la reine sa terre et son château de Chenonceaux. Catherine dit alors en présence de témoins : -je veux lui donner en échange un domaine, et lui propose celui de Chaumont-sur-Loire. En effet, l’acte d’échange fut passé à Blois en 1559. Diane, qui avait pour gendres le duc d’Aumale et le duc de Bouillon, alors prince souverain, conserva toute sa fortune et mourut en paix en 1566, âgée de soixante-six ans. Honoré de Balzac, Édition dite du Furne, vol.15 des Études philosophiques, p.498 »


Pour plus de détail, nous vous invitons à lire le manifeste.

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Le chateau de Chaumont






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