Catégorie Architecture

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Brugge en décembre

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Brugge en automne

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Le béguinage de Brugge

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Bruges de Valentin Vermeersch

Une ville singulière mérite un livre singulier. Trop souvent, Bruges a été réduite à quelques clichés familiers : une ville médiévale parfaitement préservée ou, au contraire, une illusion grandiose de façades néogothiques destinée aux touristes. Aucune de ces descriptions ne lui rend justice. Pas plus d’ailleurs que le récit fin de siècle de Bruges la morte, davantage un mythe romantique qu’une réalité historique. Certes, la Bruges provinciale et assoupie du XIXe siècle offre un contraste frappant avec la cité médiévale florissante dont la renommée traverse les frontières. Centre cosmopolite du commerce mondial dès le XIe siècle, la ville connaît son apogée quelque quatre cents ans plus tard dans le faste de la cour bourguignonne.

Si au XVIe siècle la fière Athènes du Nord confirme encore sa position de foyer intellectuel, son rayonnement s’affaiblit néanmoins lentement par la suite. Bruges n’en était pas morte pour autant, loin de là : de nombreux édifices construits au cours des siècles suivants émaillent encore ses rues et ses places, attestant de la permanence d’un réel dynamisme. D’autant que se profilait une nouvelle ère de prospérité : dès les années 1900, la construction du port de Zeebrugge fouette l’économie de la ville, alors même que le cœur historique commence à drainer des masses de plus en plus importantes de touristes. Epargnée des ravages de la guerre, des désastres naturels et des bouleversements urbanistiques, Bruges s’est édifiée en un paysage urbain harmonieux, auquel chaque siècle a apporté sa pierre. A ville singulière, liure singulier, disions-nous… Dans des contributions captivantes, trois historiens retracent l’évolution de Bruges depuis sa naissance. Leur étude est étayée par une collection de cartes inédites qui racontent en images l’histoire de la cité. Un photographe d’art livre son regard personnel sur la ville dans une série de clichés reproduits avec le plus grand soin. Avec affection mais aussi lucidité, cinq célèbres Brugeois nous confient leur relation à la cité et ébauchent ses perspectives d’avenir. Les calligraphies originales qui illustrent leurs pages complètent ce fascinant kaléidoscope de la Venise du Nord.

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Brugge

Un article extrait de Wikipédia, l’encyclopédie libre.


Bruges (Brugge en néerlandais) est une ville et commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande, chef-lieu de la province de Flandre occidentale.Elle est membre de l’Organisation des villes du patrimoine mondial, depuis l’an 2000. Elle fut également la capitale européenne de la culture en 2002, en même temps que la ville espagnole de Salamanque.

Canal, Rozenhoedkaai

Elle est appelée « Venise du Nord » car elle possède de nombreux canaux qui la relient notamment à la ville de Gand, ou d’autres, qui encerclent ou traversent la ville. De ce fait, de nombreuses promenades en bateau sont proposées aux touristes, dont certaines permettant de rejoindre les villes alentours. On trouve encore des restes de forteresse (ainsi que des moulins) à côté des canaux entourant la ville.

Bruges dans la fiction

Si Bruges est devenue une des cités les plus touristiques d’Europe, c’est un peu au poète symboliste belge Georges Rodenbach (1855-1898) qu’elle le doit, même si l’écrivain, devenu célèbre du jour au lendemain grâce à Bruges-la-Morte (1892), chef-d’œuvre du symbolisme, n’a jamais vécu dans la ville dont il a assuré la renommée littéraire.

À une époque où l’idée de protection et de promotion du patrimoine était encore peu répandue, Georges Rodenbach a mis tout son talent d’écrivain pour prôner la mise en valeur du patrimoine brugeois : « Il y a de l’atavisme dans les œuvres et l’hérédité, ici aussi, explique mon amour pour cette Bruges admirable, que je serais heureux d’avoir assurée d’un peu de gloire auprès des esprits artistes de la France ».

Le personnage de fiction, Dr. Evil, dans Austin Powers est également censé être de Bruges, même s’il a oublié qu’il devrait être en mesure de parler néerlandais, puisque Brugeois.

Un autre personnage de fiction, Yoko Tsuno, passe une de ses aventures dans la cité de Bruges dans le passé du XVe siècle et dans le présent (Album : l’Astrologue de Bruges).

In Bruges, un film de Martin McDonagh, avec Colin Farrell, Brendan Gleeson, Clémence Poésy, Jérémie Renier, Jordan Prentice et Ralph Fiennes .

Espaces verts

Cette ville est très riche en espaces verts, notamment près des canaux encerclant la ville.

  • Baron Ruzettepark
  • Graaf Visartpark
  • Koning Albertpark
  • Koningin Astridpark
  • Minnewaterpark
  • Pastoor Verhaegheplantsoen
  • Stadspark Sebrechts

Culture

Théatres et salles de concert

  • Concertgebouw
  • Stadsschouwburg
  • De Bond
  • Biekorf
  • Bogardenkapel
  • De Dijk
  • Jan Garemijnzaal
  • Magdalenazaal
  • De Werf

Cinémas

  • Cinema Lumière
  • Cinema Liberty
  • Kinepolis Bruges

Festivals

  • Cactusfestival
  • Klinkers
  • Filmfestival Cinema Novo
  • Festival van Vlaanderen Musica Antiqua
  • Dudstock
  • Thoprock

Historique de la ville

Moyen Âge

Le nom de BRUGES vient du norvégien ancien “Bryggja”, signifiant “quai”.

Bruges apparaît au Moyen Âge en tant que place fortifiée située le long d’un cours d’eau qui a dû être le « Oude Reie ». Baudouin, vassal du roi carolingien Charles le Chauve, y habitait avec Judith, la fille de celui-ci qu’il avait enlevée. Pour pallier de nouvelles querelles, le roi avait envoyé son vassal Baudouin au pays flamand, où une population peu nombreuse craignait les invasions normandes.

Canal

Baudouin devient le fondateur du comté de Flandre et étend son domaine de la région côtière juqu’à l’Escaut et l’Artois. Nous trouvons le nom de Bruges pour la première fois vers 875 sur une pièce de monnaie ; ce nom viendrait vraisemblablement de l’ancien norvégien Bryggia, signifiant “débarcadère”, et qui était la dénomination du lieu au temps des Vikings.

Bruges n’est au IXe siècle qu’un rempart avec château et chapelle sur la place où s’élève à présent le Burg. Au Burg s’ajoutent un marché, une cour de justice et quelques routes qui mènent à la côte ou à l’intérieur du pays. Des navires viennent y accoster. Ils pénètrent dans l’embouchure du Zwin entre les bancs de sable et la côte flamande. Ainsi Bruges se développe également comme centre commercial.

Dans les années 900, le Burg est devenu un port. La retraite du comte n’est plus attaquée par les Normands, mais elle est visitée par des artisans et des commerçants. Elle obtient le statut de ville en 1128. Elle construit à l’époque des murs et des canaux.

En l’an 1134, un raz-de-marée ouvre un chenal jusqu’à la baie du Zwin, de sorte que la ville a désormais un accès direct à la mer du Nord. La ville peut ainsi participer au commerce international qui relie l’Angleterre, productrice de laine, la Gascogne, productrice de vin, et les producteurs de textiles des Flandres. Le bras de mer passe près de la ville de Damme, qui va devenir un avant-poste commercial de Bruges.

En 1200, la ville obtient le droit d’organiser un marché annuel. Les marchands du Rhin viennent rapidement jusqu’à Bruges, puis c’est au tour des marchands hanséatiques, venus de Lübeck et Hambourg. En 1253, la Hanse y obtient des privilèges et Bruges devient l’un des trois comptoirs hanséatiques en mer du Nord, avec Londres et Bergen.

Dès la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle, des marchands de Gênes, de Venise, de Florence, de Castille, du Portugal ou d’Écosse comptent parmi les visiteurs réguliers de la ville. L’arrivée du premier marchand gênois en 1277 permet non seulement le début du commerce des épices avec le Levant, mais également un perfectionnement des techniques bancaires et financières dans la ville.

En 1302, lors des fameuses matines brugeoises, la population de la ville se révolte contre l’occupation française, assassine la garnison en mai et se rallie aux comtes de Flandre. Deux mois plus tard, la ville prend part à la victoire flamande de la bataille des éperons d’or, contre le Roi de France.

En 1309, une bourse est créée et la ville devient le marché financier le plus sophistiqué des Pays-Bas durant le XIVe siècle. Les marchands vénitiens arrivent dans la ville en 1314. La population de la ville passe de 35 000 habitants en 1340 à près de 100 000 en 1500.

L’âge d’or de la ville entre le XIIe siècle et le XVe siècle est donc dû à un commerce florissant axé principalement sur la draperie. À cette époque, Bruges est une véritable plaque tournante du commerce européen. Le commerce s’établit avec Londres, le nord de l’Europe, et les grands ports d’Italie, Gênes et Venise.

Au XVe siècle, la ville est sous la tutelle des ducs de Bourgogne, qui amenèrent la ville à un haut degré de développement économique, architectural et culturel. À la fin du Moyen Âge, Bruges est la ville la plus riche d’Europe du Nord.

Époque moderne

À la fin du XVe siècle, la baie du Zwin s’ensable progressivement et la laison directe entre la ville et la mer est rompue. La Cour de Bourgogne quitte Bruges et l’empereur Maximilien Ier restreint les droits de la ville. Anvers devient la ville dominante des Flandres. La ville s’appauvrit et passe sous domination espagnole.

Beffroi

La sécession des Pays-Bas espagnols, en 1584, mène au déclin final de la ville. En 1600, Bruges n’est plus qu’une ville de province. Durant le XVIIe siècle, diverses initiatives sont prises pour renouer avec le passé, les installations portuaires sont modernisées, mais sans beaucoup de succès.

Aujourd’hui Bruges possède de nombreux musés, lieux touristiques comme le beffroi mais encore deux clubs de football : Le F.C. Brugge et le Cercle de Brugge évoluant dans le stade Jan Breydel Stadion.

Brugeois célèbres

Nés à Bruges

  • Jan Breydel et Pieter de Coninck, résistants du XIVe siècle contre le pouvoir français
  • Le mathématicien hollandais Simon Stevin (1548-1620) est né à Bruges.
  • Tony Parker, joueur de basket-ball évoluant en NBA.
  • Philippe Ier de Castille, fondateur de la dynastie Habsbourg en Espagne et roi de Castille et de León.
  • Eugène Charles Catalan, mathématicien qui travailla essentiellement en théorie des nombres.
  • Paul Devaux, politicien belge.
  • Henri Milne Edwards, zoologiste français.
  • Jean Schramme, mercenaire

Morts ou ayant vécu à Bruges

  • Jan van Eyck, peintre flamand.
  • Guy Thys, entraîneur de football belge.
  • Hans Memling, peintre flamand.
  • Gilles Binchois, compositeur.
  • Gilles Joye, théologien.

Gruuthuse

Du vieux flamand gruuthuse (gruuthuis) ce qui veut dire maison des herbes. Cette étymologie vient du métier de la personne qui y vivait, il s’agissait du marchand d’herbes aromatiques destinées à la fabrication de bière; à cette époque il tenait le monopole commercial.

Actuellement cette demeure est un musée consacré à la vie du Moyen-Âge, en y exposant du mobilier d’époque.

Contes et légendes

Bruges est une ville pleine de contes et de légendes…

Le Minnewater

Est le célèbre lac des amoureux a Brugges. La légende raconte qu’un fidèle aimant enterra sa promise et déversa les eaux pour former un lac au dessus de sa tombe.

La châsse de Sainte Ursule

C’est une peinture d’Hans Memling en forme d’église. Elle raconte l’histoire de Sainte Ursule qui promit de se marrier avec un homme en échange de son évangélisation. Elle décida ensuite de faire un pélérinage à rome accompagné par 10000 jeunes filles qu’elle fit avec son mari.

Cependant elle fus prise en embuscade à son retour et fut tué comme son mari, d’une flèche; Cela explique la raison pour laquelle sur la premiere peinture de la chasse on la voit en mariée tenant une flèche en main …

Port

Le port de Bruges est Zeebrugge. C’est un des plus importants ports d’Europe. (voyez Port de Zeebrugge)

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Anges et démons (be)

Pour son anniversaire, Jann avait décidé de se promener à Gent (Belgique). Au hasard des rues, il entre dans l’église de Saint Jacques.  De style roman et gothique de l’Escaut, l’intérieur de l’église se caractérise par la présence à profusion de marbre blanc et noir.

Le soleil était vif ce 22 mai. Jann avait encore en tête le film de Ron Howard : “Anges et démons” quand il prit cette photo.

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La vidéo suivante a été réalisée à partir des photos prises par Jann ce jour là.

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Jann nous a demandé de remercier madame Van de Putte, pour son accueil et sa gentillesse. Cette dame fait visiter l’église tout les vendredi et samedi matin.

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Théatre de Metz

C’est le plus ancien théâtre de France en activité. Il a été inauguré en 1752. Il fut construit grâce au gouverneur de la ville, pair de France et prince de Saint Empire, le maréchal de Belle-Isle ; un passionné des arts et de culture.

Ce théâtre fût “un des plus beaux hôtels de spectacles de France ». Le sculpteur messin Charles Pêtre, orna le fronton de statues représentant les muses de la Tragédie,

Le théâtre, qui comportait 1384 places en 1777, subit maintes transformations intérieures au cours des ans, et le nombre de ses places fut ramené à 750 en 1963 pour des raisons de sécurité et de confort. La dernière tranche de restauration remonte aux années 1981-1982 et l’architecte, profitant de la mode des reconstitutions à l’identique, souhaita qu’on en revienne non pas à une fausse imitation du style Louis XV, mais à des tonalités rose – vanille- grenat qu’on prônait au XIXème siècle, dans les années 1850 sous Napoléon III.

Site officiel

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Chateau Douanier de Pfalz (de)

Le château de Pfalz (château de Gutenfels), c’est un peu le coup de cœur de Jann. Il l’a découvert, il y a une dizaine d’années,  en lisant les aventures de Yoko Tsuno – l’orgue du Diable.  Un premier répérage en 2004, pour un retour photo très agréable en 2008.

Ce château est construit au milieu du Rhin (Allemagne) et servait de péage pour les bateau qui empruntaient la voie fluviale. Construit comme une coque de bateau.

Le mot “Pfalz” vient du latin “palatium” = palais.

Jann nous a demandé de remercier, pour son accueil sympathique, une charmante serveuse du BENNOS TRUCK STOP (KAUB AM RHEIN), situé juste en face du Pfalz à Caub.

Victor Hugo

Le Rhin

Lettre vingt-cinquième
Le Rhin. Extrait

…Au milieu du Rhin, devant la ville souvent à demi voilée par les brumes du fleuve, se dresse sur un rocher à fleur d’eau un édifice oblong, étroit, de haut bord, dont l’avant et l’arrière coupent le flot comme une proue et une poupe, dont les fenêtres larges et basses imitent des écoutilles et des sabords, et sur la paroi inférieure duquel mille crampons de fer dessinent vaguement des ancres et des grappins. Des bossages capricieux et de petites logettes hors d’œuvre se suspendent ainsi que des barques et des chaloupes aux flancs de cette étrange construction, qui livre au vent, comme les banderoles de ses mâts, les cent girouettes de ses clochetons aigus.

Cette tour, c’est le Gutenfels ; cette ville, c’est Caub ; ce navire de pierre, éternellement à flot sur le Rhin et éternellement à l’ancre devant la ville palatine, c’est le palais, c’est le Pfalz.

Je vous ai déjà parlé du Pfalz. On n’entrait dans cette résidence symbolique, bâtie sur un banc de marbre appelé le rocher des comtes palatins, qu’au moyen d’une échelle, laquelle aboutissait à un pont-levis qu’on voit encore. Il y avait là des cachots pour les prisonniers d’état, et une petite chambre où les comtesses palatines étaient forcées d’attendre l’heure de leur accouchement, sans autre distraction que d’aller voir dans les caves du palais un puits creusé dans le roc plus bas que le lit du Rhin, et plein d’une eau qui n’était pas l’eau du Rhin. Aujourd’hui le Pfalz a changé de maître, M. de Nassau possède le Louvre palatin ; le palais est désert, aucun berceau princier ne se balance sur ces dalles, aucun vagissement souverain ne trouble ces voûtes noires. Il n’y a plus que le puits mystérieux qui se remplit toujours. Hélas ! Une goutte d’eau qui filtre à travers un rocher se tarit moins vite que les races royales.

Sur la grande étendue du fleuve, le Pfalz est voisin du Kœnigsstühl. Le Rhin voyait, presque au même point, une femme enfanter le comte palatin et l’empire enfanter l’empereur…

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Köln Dom – Cathédrale de Cologne (de)

Je m’étais promis de revenir faire des photos en Allemagne entre Cologne et Heidelberg. Ce 14 juillet, fête nationale en France, j’avais le plaisir d’être à Cologne pour revoir sa cathédrale. Je crois que de toutes-celles que j’ai vues, c’est celle qui m’a le plus impressionné. Elle est gigantesque.

Brève description

Commencée en 1248, la construction de ce chef-d’œuvre de l’art gothique se fit par étapes et s’acheva en 1880. Au cours de ces sept siècles, ses bâtisseurs successifs furent animés de la même foi et d’un esprit de fidélité absolue aux plans d’origine. Outre son exceptionnelle valeur intrinsèque et les chefs-d’œuvre qu’elle recèle, la cathédrale de Cologne témoigne de la force et de la persistance de la foi chrétienne en Europe.

Justification d’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO

Le Comité a décidé d’inscrire le bien proposé sur la base des critères culturels (i), (ii) et (iv), considérant que le monument possède une valeur universelle exceptionnelle car c’est un exemple exceptionnel du génie créateur de l’homme. Construit sur une période qui couvre plus de six siècles, il constitue un puissant témoignage de la force et de la persistance de la foi chrétienne en Europe depuis le Moyen Age jusqu’à la période contemporaine.

En 2006, la cathédrale est retirée de la liste du patrimoine mondial en péril (elle y figurait depuis 2004)


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La Tour Eiffel fête ses 120 ans

Des heureux changements en perspective!

La Tour Eiffel accueille chaque année 7 millions de visiteurs. Tous ceux qui ont eu la chance de visiter cet édifice, se souviennent des interminables files d’attentes aux caisses. Il n’était pas rare d’attendre plus d’une heure trente, pour pouvoir enfin accéder, épuisé, au saint des saints, sous l’oeil des caissiers impassibles.  Certaines fois, on se voyait même refuser l’accès au troisième étage.


(cliquez sur l’image pour voir 250 images de la tour)

La société d’exploitation de la tour a pour ambition de moderniser le monument payant le plus visité au monde. Ce projet, qui va s’étaler jusqu’en 2015 représente  un investissement de 170 millions d’euros. Il permettra de mettre la Tour en conformité avec les actuels standards d’accueil des grands sites touristiques, car la tour n’accueille pas toujours ses visiteurs dans des conditions optimales.


(cliquez sur l’image pour voir 250 images de la tour)

Désormais, les visiteurs pourront, comme c’est le cas pour les professionnels, réserver leur visite en ligne. Enfin terminé! L’archaique système de billeterie! A partir de l’automne 2009, les réservations on-line permettront de choisir ses horaires de visite.


(cliquez sur l’image pour voir 250 images de la tour)

Il est prévu que

  • le parvis de la Tour offre un plus grand confort, à l’abri des intempéries
  • les restaurants voient leurs formules changer avec de nouveaux concept et des baisses de prix, pour le plus grand bonheur de notre pouvoir d’achat
  • les boutiques vont être agrandies
  • les personnes handicapées puissent accéder plus facilement à la tour

Les ascenceurs des piliers Est et Ouest mis en sevice en 1899 vont être rénovés. La technologie d’origine sera préservée, mais il est prévu d’améliorer leurs performances et leurs capacités.

Que dire alors des parisiens. Ils ne représentent qu’environ 2% des visiteurs.  La plupart d’entre-eux ne sont jamais montés sur la tour. Une clientèle aussi importante à portée de main… Cela donne des idées à la société d’exploitation. Le champagne devrait couler à flot au troisième étage…


(cliquez sur l’image pour voir 250 images de la tour)

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Notre Dame de Paris

Notre-Dame de Paris,

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Ouvrage de Claude Gauvard, Joël Laiter


Au IVe siècle, sur l’île de la Cité, à Paris, s’élève un ensemble épiscopal groupé autour d’une basilique aux dimensions gigantesques. Huit siècles plus tard, à l’initiative de l’évêque Maurice de Sully, débute le chantier de construction de la cathédrale Notre-Dame, qui sera achevée au XIVe siècle.
Symbole de l’art gothique, ruinée par les pillages et les destructions révolutionnaires, elle fut massivement restaurée au XIXe siècle, et l’édifice que nous admirons aujourd’hui est en grande partie l’oeuvre de Viollet-le-Duc.
Au Moyen Âge, Notre-Dame n’est pas seulement la cathédrale des évêques et des clercs, détenteurs du pouvoir et du savoir religieux. «Bible de pierre» destinée à faire entrevoir aux fidèles la grandeur du mystère divin, théâtre de prédications et de miracles devenus célèbres, elle devient aussi progressivement, de Philippe-Auguste à Louis XI, le lieu privilégié du culte royal.
Après avoir étudié les circonstances de la naissance de celle qui fut en son temps la plus grande des cathédrales d’Europe (maîtres d’oeuvre et commanditaires, finances et programmes de construction), l’ouvrage met en lumière la spiritualité et l’expérience religieuse d’une société occidentale en pleine mutation.

Le regard de Joël Laiter donne à voir Notre-Dame dans sa majesté et son intimité, telle que personne ne l’a encore jamais admirée.

Extrait du livre :
Fièrement campée, tel un vaisseau, entre les deux rives de la Seine qui enserrent l’île de la Cité, Notre-Dame de Paris offre le visage d’une cathédrale gothique particulièrement équilibrée, qu’il s’agisse de son chevet aux arcs-boutants descendant en cascade, de sa nef surmontée d’une flèche élégante plantée à la croisée de son transept, ou de ses deux tours carrées qui encadrent sa façade sculptée. Son parvis, bien dégagé, est soigneusement délimité, au nord par les bâtiments de l’Hôtel-Dieu, à l’ouest par l’actuelle Préfecture de police, à l’est et au sud, par les quais du petit bras de la Seine. Du haut des tours, la vue se prolonge en façade vers le Palais de justice d’où émerge la flèche de la Sainte-Chapelle construite dans l’ancien palais des rois. Les jardins qui entourent la cathédrale à l’est et au sud l’allègent encore et l’offrent majestueusement aux passants. D’elle, tout semble rayonner et, symboliquement, parce qu’elle se veut aussi cathédrale de la France, à ses pieds naissent les références aux distances prises depuis Paris pour l’ensemble du pays.
Pourtant, la cathédrale que nous avons sous les yeux, encore restaurée à la fin du XXe siècle grâce aux bienfaits du laser, est lourde d’un passé qui l’a transformée : elle ne reproduit pas exactement la c
athédrale gothique médiévale, celle dont l’évêque de Paris, Maurice de Sully, a ordonné le chantier en 1163. Le bâtiment médiéval a bien entendu subi les avatars du temps, mais il a aussi été l’objet de nombreux remaniements. Sans compter que, à peine terminée en 1225, la construction a été reprise pour être améliorée. Pour retrouver le Moyen Âge à Notre-Dame de Paris, il faut donc commencer par lever le voile d’une vie des formes qui inscrit le monument dans l’épaisseur de l’Histoire.

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Cathédrale Notre-Dame de Paris

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.


Notre-Dame de Paris, pour les Parisiens Notre-Dame, est la cathédrale de l’archidiocèse catholique de Paris.

Notre-Dame de Paris n’est pas la plus grande des cathédrales françaises, mais elle est indiscutablement une des plus remarquables qu’ait produites l’architecture gothique en France. Ce chef d’œuvre, l’un des symboles les plus connus de la capitale française, est situé à l’extrémité de l’île de la Cité, centre historique de la ville, tout près des berges de la Seine. Sa façade occidentale domine la place du parvis Jean-Paul II. Une plaque de bronze incrustée dans le sol sert de point zero de toutes les distances des routes à partir de Paris.

La construction s’étant étendue sur de nombreuses décennies, le style n’est pas d’une uniformité totale ; elle possède ainsi des caractères du gothique primitif (voûtes sexpartites de la nef) et du gothique rayonnant : on remarque particulièrement l’audace des arcs-boutants du chœur. Sa façade occidentale est un chef d’œuvre d’équilibre architectural.

Après la tourmente révolutionnaire, la cathédrale a subi une restauration importante et parfois controversée par le grand architecte Viollet-le-Duc, qui y a incorporé des éléments et des motifs que le monument légué par le Moyen Âge n’avait jamais possédés.

La première cathédrale de Paris date de la deuxième moitié du IVe siècle. Elle se trouvait à l’ouest de l’édifice actuel ; sa façade mesurait 36 mètres et sa longueur était de 70 mètres. Des rangées de colonnes de marbre séparaient cinq nefs. L’édifice était orné de mosaïques. La présence d’un baptistère est attestée avant 451.

  • La construction, commencée sous le règne de Louis VII par l’évêque Maurice de Sully, a duré de 1163 à 1345. À cette époque, Paris n’était qu’un évêché, suffragant de l’archevêque de Sens.
  • C’est ici que Napoléon Ier se sacra Empereur des Français, en présence du pape Pie VII, le 2 décembre 1804.
  • Elle fut restaurée (et quelque peu remaniée, par exemple la rose sud est pivotée de quinze degrés afin de la faire reposer sur un axe vertical) au XIXe siècle par Viollet-le-Duc,

Juste au niveau surplombant les trois portails, on observe la galerie des Rois de Juda (et non pas des rois de France). Ces reconstitutions sont l’œuvre de Viollet-le-Duc (il s’y est d’ailleurs lui-même représenté) et les fragments originaux peuvent être observés au musée du Moyen Âge à l’Hôtel de Cluny à Paris.

Sa rosace du bras sud du transept, une des plus grandes d’Europe, mesure 12 mètres de diamètre.

Notre-Dame de Paris est, avec plus de 12 millions de visiteurs par an (2005), le monument de France et peut-être d’Europe le plus visité devant la tour Eiffel. La cathédrale est connue dans le monde entier depuis plus de cinq siècles. C’est aussi le lieu de la capitale visité en tout premier lieu et en masse par les Chinois de passage à Paris.

Histoire

Notre-Dame bien avant son achèvement est le lieu de moultes évênements religieux et politiques de l’histoires de France :

- Saint Louis (IX) y dépose la couronne d’épines du Christ en 1239, en attendant l’achèvement de la construction de la Sainte Chapelle. – Philippe le Bel y ouvre les premiers Etats généraux du Royaume de France en 1302, – Couronnement du jeune Roi Henri VI d’Angleterre en 1430, – Ouverture du procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc en 1456, – Mariage de Marguerite de Valois, et de Henri de Navarre, futur Henri IV en 1572, – Bossuet y prononce l’oraison funèbre du grand Condé en 1687, – Napoléon Bonaparte s’y sacre (tout seul) Empereur des Français, en présence du Pape Pie VII le 2 décembre 1804, – Baptême du Roi de Rome en juin 1811. – Mariage de Napoleon III le 30 janvier 1853, – Baptême du Prince Impérial en 1856, – Messe de Te Deum, en action de grâce à Dieu, pour la fin de la deuxième guerre mondiale, le 9 mai 1945. – Funérailles nationales de : Maurice Barrès (1923), Maréchal Foch (1929), Maréchal Joffre (1931), Président Raymond Poincaré (1934), Maréchal Leclerc de Hautecloque (1947), Maréchal de Lattre de Tassigny (01/1952), Paul Claudel (02/1955), Maréchal Juin (1967), Général Charles de Gaulle (le 12/11/1970), Abbé Pierre, né Henri Gourvès, (le 26/01/07).

Structure

Comme la plupart des cathédrales françaises, Notre-Dame de Paris a un plan en forme de croix latine.

Principales dimensions :

  • longueur : 130 mètres
  • largeur : 48 mètres
  • hauteur sous voûte : 35 mètres
  • hauteur des tours : 69 mètres
  • largeur de la façade : 40 mètres.

La nef comporte dix travées, le chœur cinq. L’axe de celui-ci est légèrement dévié par rapport à l’axe de la nef. L’abside est semi-circulaire à cinq pans. La nef est flanquée de doubles collatéraux qui se prolongent par un double déambulatoire, le tout avec chapelle latérales (sauf sur les trois premières travées) et rayonnantes (soit 37 au total).

Construite avant le chœur, la nef relève du premier style gothique, avec voûtes sexpartites, cependant sans alternance de piles fortes et de piles faibles comme on le voit à Sens.

Le transept, bien identifiable de l’extérieur du monument, ne fait pas saillie par rapport aux collatéraux et aux chapelle latérales. Il n’a pas de collatéraux.

L’élévation intérieure est à trois niveaux, avec grandes arcades, tribunes et fenêtres hautes.

Les façades nord et sud du transept s’ornent de magnifiques rosaces ornées de vitraux, parmi les plus grandes d’Europe (diamètre : 13 m).

Éléments architecturaux extérieurs

Les tours

Au fil des ans, il a été suggéré à plusieurs reprises que les plans originaux de Notre-Dame prévoyaient deux flèches qui s’élèveraient des tours. Les solides clochers auraient pu sans aucun doute supporter de telles structures.

Mais ce n’est pas pour autant qu’ils étaient censés être dotés de flèches. La cathédrale d’Amiens ainsi que d’autres cathédrales suivirent le modèle de Notre-Dame et ne possèdent pas non plus de flèches (cependant, la cathédrale de Reims aurait dû en posséder, selon les plans initiaux, mais elles ne furent jamais achevées). Pendant la restauration qui eut lieu entre 1844 et 1864, l’idée des flèches fut à nouveau suggérée. Le restaurateur Viollet-le-Duc, voulant à tout prix faire échouer le projet, dessina un plan très précis de la cathédrale avec de telles flèches afin de montrer à la population le résultat cauchemardesque auquel ce projet aboutirait. Ironiquement, certains experts ont affirmé depuis, sur la base de ses plans, que Viollet-le-Duc était lui-même en faveur de ces flèches.

La galerie des rois

À vingt mètres du sol, une série de vingt-huit personnages royaux représente les vingt-huit générations des rois de Judée qui ont précédé le Christ. Chaque statue mesure plus de trois mètres cinquante de haut. Les têtes des statues datent du XIXe siècle et sont le produit des ateliers de sculpture du restaurateur Viollet-le-Duc. En effet, les statues d’origine furent décapitées en 1793 pendant la Révolution française par les Sans-Culottes , qui, à tort, croyaient que ces statues représentaient des souverains du royaume de France. Il ne reste aujourd’hui que des fragments des statues médiévales. Les têtes originales ont été retrouvées en 1977, à l’occasion de travaux entrepris pour la rénovation de l’hôtel Moreau dans le IXe arrondissement de Paris, et sont actuellement exposées au Musée de Cluny.

Le portail du Jugement Dernier

Il s’agit du portail principal de la cathédrale. Son imagerie est saisissante. Il représente le jugement dernier –lorsque, selon la tradition chrétienne, les morts ressuscitent et sont jugés par le Christ. Sur le linteau inférieur, on peut voir les morts sortir de leurs tombes. Au-dessus, un ange utilise une balance pour peser les péchés et les vertus. Les élus sont à gauche, et à droite, poussés par des démons aux regards diaboliques, les damnés enchaînés sont menés en enfer. Sur le tympan supérieur, le Christ préside cette cour divine.
Il s’agit là d’une démonstration bien concrète de l’imagerie chrétienne développée au Moyen Âge par l’Église, qui influence alors grandement le peuple.
La scène du Jugement Dernier figure également sur de nombreuses autres cathédrales.

Le parvis

Le parvis est la grande zone ouverte se trouvant juste devant la façade ouest. Le mot parvis vient du latin paradisius, paradis. Lorsque la cathédrale fut construite, le parvis était assez étroit. La cathédrale était située parmi d’innombrables bâtiments en bois de petite taille, telle que des maisons, boutiques et auberges. Le parvis conserva des dimensions modestes jusqu’au XVIIIe siècle, époque à laquelle l’architecte Beaufrand l’agrandit. Il fut remodelé à plusieurs reprises par la suite, notamment depuis 1960.

La façade ouest

La façade ouest est grosse, à la fois rigoureuse et linéaire, met en valeur de façon étonnante le cercle du vitrail de la rosace. De nombreux observateurs ont remarqué que l’effet général est semblable à celui d’une hostie.

Le portail de la Vierge

Ce portail est dédié à la Vierge Marie. La Vierge Marie se trouve en haut du tympan, assise à la droite du Christ; et un ange, se trouvant au-dessus d’elle, place une couronne en or sur sa tête. Notez la cannelure pointue dans le mur autour des arcs du tympan. Les bâtisseurs voulaient que ce portail soit différent des autres en l’honneur de la Vierge.

Le portail de Sainte Anne

Ce portail, dédié à la vie de Sainte Anne, la mère de la Vierge, est connue principalement en raison de la polémique concernant les deux personnages figurant sur le tympan. Autour d’un groupe comprenant une Vierge majestueuse tenant Jésus-Christ enfant dans ses bras et deux anges se trouvent deux personnages : un évêque et un roi. La tradition veut que ces personnages représentent l’évêque Maurice de Sully, fondateur de Notre-Dame, et Louis VII, roi de France à l’époque. Mais certains experts mettent en doute cette théorie et soutiennent que le personnage religieux est Saint Germain, évêque de Paris au VIe siècle, et que le roi est Childebert Ier, fils de Clovis. D’autres experts affirment même que ces personnages ne peuvent pas être identifiés.

Le balcon de la Vierge

Cette statue de la Vierge consacre la totalité de la façade à la mère du Christ. Elle fut commandée par Viollet-le-Duc pour remplacer la statue originale de l’époque médiévale, sévèrement endommagée par les années et les conditions climatiques. La rosace ouest se trouvant derrière cette statue constitue une auréole magnifique. Viollet-le-Duc plaça également des statues d’Adam et Ève devant les baies de chaque côté de la rosace. Il s’agit là, d’après la plupart des experts, de l’erreur principale de Viollet-le-Duc dans une restauration qui, sinon, peut être qualifiée de remarquable. Tout semble prouver qu’aucune statue n’ait existé à cet emplacement. Les statues d’Adam et Ève auraient en fait dû être placées dans des renfoncements du mur le plus éloigné du bras sud du transept.

La rosace ouest
Cette rosace semble énorme, mais bien qu’elle soit de dimension non négligeable, il s’agit en fait de la plus petite des trois rosaces de la cathédrale. Elle mesure neuf mètres soixante de diamètre.

Le portail de Saint Étienne
Cette porte se situe au niveau du bras sud du transept. Le tympan raconte la vie du premier martyr chrétien, Saint Étienne, selon les actes des apôtres.

Le portail du cloître
Ce portail se situe au niveau du bras nord du transept. Le linteau inférieur représente des scènes de l’enfance du Christ. Ces sculptures sont parmi les plus belles œuvres sculptées sur ce thème.

Le portail rouge
Le maître d’œuvre Pierre de Montreuil construisit cette petite porte, appelée pour des raisons évidentes «le portail rouge», entre 1250 et 1270. Louis IX, mieux connu sous le nom de Saint Louis, l’avait commissionnée. Il est présentée sur le tympan à gauche de la Vierge, couronné par un ange. L’épouse de Saint Louis, Marguerite de Provence, se trouve à droite du Christ.

L’abside
L’abside est constituée par un demi-cercle situé dans la partie la plus à l’est de la cathédrale. Elle fut bâtie durant la première phase de construction, de 1163 à 1180. Une série d’arcs-boutants admirables soutient son mur supérieur arrondi. Elle est décorée de sculptures et de panneaux représentant entre autres des épisodes de la vie de la Vierge.

Le toit
Dans son testament, Maurice de Sully laissa la somme de cinq mille deniers pour le toit de la cathédrale, qui n’était recouvert que de matériaux temporaires jusqu’à sa mort en 1196. Le toit est recouvert de 1326 tuiles de plomb. Le poids total de ces tuiles est estimé à plus de deux tonnes.

La flèche
La première flèche fut construite au-dessus de la croisée du transept au milieu du XIIIe siècle. Des flèches aussi hautes souffrent du vent qui plie et affaiblit leurs structures. La flèche est déformée lentement, les solides se faussent, jusqu’à l’écroulement total. La flèche d’origine fut démontée en 1786, après plus de cinq siècles d’existence. La cathédrale resta sans flèche jusqu’à la restauration dirigée par Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. Cette flèche est gardée par les statues des 12 apôtres (disposées en quatre rangées – une à chaque points cardinaux – de 3 apôtres, ceux ci étant placés les un dessous des autres). Tous sont tournés vers Paris, excepté l’un d’eux, Pierre. Celui ci ressemble étrangement à Viollet-le-Duc, l’architecte de la flèche. Il s’agit là d’une petite plaisanterie historique de ce grand architecte et restaurateur.

La cloche
Le grand bourdon dont parle François Villon dans son Grant Testament, daté de 1461, avait été donné en 1400 à la cathédrale par Jean de Montaigu, frère de l’évêque de Paris, qui l’avait baptisé Jacqueline, du nom de sa femme Jacqueline de La Grange. Jacqueline fut refondue en 1686 par les maîtres fondeurs Chapelle, Gillot, Moreau et Florentin Le Guay, et reçut un nouveau baptême au nom de Louise-Marie-Thérèse, reine de France, femme de Louis XIV. Jacqueline ne pesait que quinze milliers (7,500 kilogrammes). Marie-Thérèse pèse un peu plus du double (16,000 kilogrammes ou 16 tonnes métriques). Le battant pèse à lui seul 485 kilogrammes. L’épaisseur de la cloche est de 28 cm ; le périmètre en est de 4 mètres. Une inscription latine, placée en relief, relate ses aventures et ses transformations. (source : paris-pittoresque.com).

La cloche “Emmanuel”, située en haut des 422 marches de la Tour sud, pèse 13 tonnes, le clocheton à lui seul pesant 500 kilos. On racconte que quand elle fut refondue en 1631, les femmes jetèrent dans le métal fondu leur bijoux en or, donnant à la cloche son ton unique en F dièse.

Les Grandes Orgues

L’instrument

Les Grandes Orgues de Notre-Dame de Paris résultent des travaux successifs de plusieurs grands facteurs d’orgue : Thierry en 1733, François-Henri Cliquot en 1788, Aristide Cavaillé-Coll en 1867 et Boisseau depuis 1960, avec la collaboration de Synaptel en 1992.

À l’origine, elles comprennaient 86 jeux. À l’heure actuelle, après de multiples ajouts et restauration, elles comptent 113 jeux depuis 1992. La transmission est devenue numérique pour les cinq claviers ainsi que le tirage des 113 jeux.

Le Trésor de Notre-Dame de Paris

Il est constitué de la Couronne d’Epine et d’un fragment de la vraie Croix ainsi qu’un clou de cette dernière. Ne sont présentés au public que les reliquaires que Napoléon Ier et Napoléon III créèrent pour les accueillir.

La cathédrale et le roman

« Notre-Dame de Paris » est le titre d’un célèbre roman de Victor Hugo publié en 1831 : la cathédrale sert de décor à la trame du récit : Quasimodo, le sonneur difforme et son amour impossible pour la danseuse gitane Esmeralda, elle-même objet du désir du prêtre renégat Frollo. Ce roman porte sur deux sujets bien distincts : l’histoire classique de compassion et d’héroïsme, et la réaction de Victor Hugo face aux modifications qui ont mutilé la hardiesse du Moyen Âge, qui est en phase avec le romantisme et les catholiques qui veulent revenir à la ferveur « naïve ».

Notre-Dame dans les arts

Chansons

  • Notre-Dame de Paris (Édith Piaf)
  • Notre-Dame de Paris (Hélène Ségara, Daniel Lavoie, Garou, Bruno Pelletier, Patrick Fiori, Luck Mervil, Julie Zenatti – Luc Plamondon et Richard Cocciante)

Littérature : bandes dessinées

  • Les voyages de Jhen : Notre-Dame (Jacques Martin)
  • Louis la Lune (Alban Guillemois)

Littérature : romans

  • Les anges et les faucons (Patrick Grainville)
  • Les chevaliers du Christ (Henri Pigaillem)
  • Les pigeons de Notre-Dame (Patrick Virelles)
  • Le vol du pigeon (Youval Shimoni)
  • Notre-Dame de Paris (Victor Hugo)

Littérature pour la jeunesse

  • Aton et Sophie à la découverte de Notre-Dame (Allard, Viviane)
  • Enigme à Notre-Dame (Hélène Laserre)
  • La marmotte de Notre-Dame (Philippe Legendre-Kvater)
  • Les brigands de la Saint-Michel (Jean-Marc Soyez)
  • Notre-Dame de Paris (Marguerite Grassioulet)
  • Simon, bâtisseur de cathédrale (Jacqueline Mirande)

Ouvrages documentaires

  • Notre-Dame de Paris (éditions A. Leconte)
  • Notre-Dame de Paris (Alain Erlande-Brandenburg)
  • Notre-Dame de Paris : au carrefour des cultures (Coloni Marie-Jeanne)
  • Autour de Notre-Dame

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Cathédrales d’Amiens et de Metz

La cathédrale d’Amiens photographiée en septembre 2006.

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Projection polychromique sur la façade de la cathédrale

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Cathédrale St Etienne de Metz

Photos de la cathédrale de jour, de nuit. Photos de vitraux de Chagall.  Cliquez pour voir toutes les photos

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Chateau de Chambord

Jann s’est rendu en août 2006  à Chambord.

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Château de Chambord

Un article extrait de Wikipédia, l’encyclopédie libre.


Le château de Chambord est le plus vaste des châteaux de la Loire il fut construit sur ordre de François Ier pour se rapprocher de sa maîtresse la Comtesse de Thoury (cf: Famille de Thoury) qui habitait près de là. La construction eut lieu entre 1519 et 1547 sur une courbe du Cosson, petit affluent de la Loire, il est situé à environ 6 km de la rive gauche de la Loire, et à 14 km à l’est de Blois, dans le département de Loir-et-Cher (41) en France.
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Architecture

Chambord est sans conteste un des châteaux à la silhouette la plus reconnaissable, et constitue l’un des chefs-d’œuvre architecturaux de la Renaissance : 128 m de façade, 440 pièces, plus de 80 escaliers, 365 cheminées et 800 chapiteaux sculptés.

Le nom de l’architecte nous est inconnu, mais des analyses montrent l’influence de Léonard de Vinci, qui travaillait alors comme architecte de la cour de François Ier, mais qui mourut quelques mois avant le début du chantier, ainsi que celle de Domenico da Cortona.

La construction débute en 1519. Le chantier de Chambord fut l’un des plus importants chantiers de la Renaissance. On raconte que 1800 ouvriers y travaillèrent. La vie y était rude, d’autant plus que le château a été construit sur des marécages, beaucoup d’ouvriers moururent de la fièvre. Les charpentiers ont enfoncé des pilots de chêne jusqu’à 12 mètres de profondeur, afin d’établir les fondations du château sur un solide pilotis au dessus de l’eau. Des chariots arrivent du port de Saint-Dyé pour décharger tous les matériaux et en particulier la pierre de tuffeau utilisée pour la construction, c’est une pierre blanche, tendre et friable.

Les tailleurs de pierre, comme les autres ouvriers, n’ont pas de salaire fixe et sont payés “à la tâche” : ce sont des tâcherons. Sur chacune des pierres qu’ils taillent, il gravent discrètement leur marque. Cette signature permet au trésorier d’évaluer leur travail et de les payer; on la retrouve sur certaines pierres n’ayant pas été graffitiées par la suite lors de l’ouverture du château au public.

Le plan du château repose sur un corps central, appelé le donjon car même s’il n’a jamais eu aucune vocation à la défense, le château de Chambord est construit sur le modèle des châteaux forts du Moyen-Âge. À l’intérieur du donjon, on trouve 5 niveaux habitables. Il y a 4 appartements carrés et 4 appartements ronds par niveau. Entre les appartements, quatre couloirs, venants des “quatre parties du monde” mènent à l’escalier à double révolution au centre. Le roi François Ier, dans un second temps, étend le château d’un quadrilatère et installe ses appartements (plus vastes) dans l’aile orientale. Une chapelle est construite dans l’aile occidentale et est achevée par Jules Hardouin-Mansart sous le règne de Louis XIV. On dit que François Ier voulait églament détourner la Loire et la faire passer devant le château, mais le projet a été abandonné.


Escalier à double hélice

L’escalier à double hélice placé au centre de l’édifice révèle en particulier le style de Léonard de Vinci. Comme son nom l’indique, il comporte deux escaliers, tournant dans le même sens et ne se croisant à aucun moment. Il permet d’accéder à la grande terrasse, elle aussi inspirée d’une idée de Léonard, et qui offre une vue sur les cheminées et chapiteaux du toit en faisant le tour du donjon. Cet escalier est surmonté d’une tour lanterne bien reconnaissable de l’extérieur.

Le deuxième étage est également remarquable par ses voûtes à caissons représentant les symboles royaux (monogramme F couronné et salamandre), accompagnée d’une cordelette nouée, emblème de sa mère, Louise de Savoie. Certains monogrammes de l’escalier à hauteur des terrasses sont tracés à l’envers de manière à ce que Dieu du haut du ciel voit la puissance du Roi !

La salamandre, emblème de François Ier représentée sur les caissons du second étage du donjon

Arrivé sur la terrassse, le visiteur peut remarquer que l’escalier est surmonté d’une tour dite “la Tour Lanterne“, elle s’élève à 32 mètres et sumonte toutes les cheminées de Chambord. Son sommet, au lieu d’être coiffé d’une croix, est coiffé d’une fleur de lys (symbole de la royauté), comme si le Roi était au dessus de Dieu.

Histoire

Le vaste domaine boisé de Chambord fut acheté en 1392 aux comtes de Blois par la famille d’Orléans. Lorsque le duc d’Orléans devient roi de France en 1498 sous le nom de Louis XII, le domaine de Chambord devient propriété de la Couronne.

En 1516, François Ier, revient d’Italie avec Léonard de Vinci et le désir de réaliser un grand édifice dans le style de la Renaissance italienne. En 1519, le site de Chambord est choisi pour ouvrir le chantier d’une résidence de chasse sur l’emplacement d’un ancien château fort. À partir de 1526, 1 800 ouvriers travaillent à la construction du château. Elle s’achève après de multiples agrandissements en 1547, à la mort du roi, par l’aile des appartements royaux. François Ier a finalement passé très peu de temps à Chambord, pour quelques parties de chasse et pour démontrer sa puissance à son rival, Charles Quint.

Les rois de France délaissent le château après la mort de François Ier, et il se dégrade peu à peu.

En 1639 Louis XIII le donne à son frère Gaston d’Orléans. Louis XIV fait à nouveau entreprendre des transformations en 1684, pour faire couvrir la chapelle, et relier les quatre appartements du vestibule nord du premier étage en enfilade pour en faire son logis, architecture intérieure dont on retrouvera la structure au château de Versailles. Molière y a donné sa première représentation du Bourgeois gentilhomme le 14 octobre 1670.

De 1725 à 1733 le château a été occupé par Stanislas Leszczy?ski, roi détrôné de Pologne et beau-père de Louis XV. De 1745 à 1750 il sert de caserne au régiment de Maurice de Saxe. En 1792 le gouvernement révolutionnaire fait vendre le mobilier. Napoléon Bonaparte donne le château au maréchal Berthier. Sa veuve le vend à Henri d’Artois, duc de Bordeaux qui prend alors le titre de courtoisie de « comte de Chambord ». Charles X l’occupe brièvement et le fait restaurer sommairement. Pendant la guerre franco-allemande de 1870 il sert comme hôpital de campagne. Après 1883 le château appartient à l’ancienne famille régnante du duché de Parme.

Le domaine, racheté onze millions de francs-or à Élie de Bourbon, est la propriété de l’État depuis 1930 qui le gère par le truchement de l’Association des amis de Chambord. En 1945 un incendie détruit une partie de la toiture du donjon sud-est. En 1947 commence une grande remise à niveau de ce qui est devenu une attraction touristique majeure avec notamment des spectacles Son et lumières.

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Basilique du Sacré Coeur

Jann a photographié le Sacré Coeur en mai 2005. La basilique du Sacré-Cœur est un édifice religieux parisien majeur situé sur la butte Montmartre. Avec plus de 10 millions de pèlerins et visiteurs par an (2006), c’est le second monument de France le plus visité après la Cathédrale Notre-Dame de Paris.

Cliquez sur la photo pour accéder à 120 clichés

Origine de la construction

Depuis toujours Montmartre a été un lieu de culte : les Druides gaulois, les Romains avec les temples dédiés à Mars et Mercure, l’Église Saint-Pierre, la plus ancienne de Paris, construite pour l’Abbaye Royale de Montmartre, au XII’ siècle par le roi Louis VI et sa femme Adélaïde de Savoie. Enfin le Sacré-Cœur érigé à la fin du XIXe siècle. La Basilique du Sacré-Cœur, dite du Vœu national, située au sommet de la butte Montmartre, surplombant la ville de Paris, est une basilique dont la construction fut décrétée par une loi votée par l’Assemblée nationale le 23 juillet 1873 après la défaite de 1871 pour « expier les crimes des communards », ainsi que pour rendre hommage à la mémoire des nombreux citoyens français qui ont perdu la vie durant la guerre franco-prussienne. C’est l’architecte Paul Abadie (mort en 1884) qui gagne le concours pour sa construction.

La première pierre a été posée le 16 juin 1875, et l’église a été construite avec la participation directe du gouvernement de la Troisième République pour célébrer le départ d’un nouveau régime, dont les lois constitutionnelles ont été votées la même année. La Basilique a été majoritairement financée par de très nombreux Français dans le cadre d’une souscription nationale.

Toutefois elle n’a été achevée qu’en 1914 et consacrée qu’en 1919, après la fin de la Première Guerre mondiale.

Architecture

Très controversé (les parisiens l’appellent “la grosse meringue”), ce monument est pourtant l’un des plus visités de Paris. La basilique est en forme de croix grecque, ornée de quatre coupoles ; son dôme central, haut de 83 m, est surmonté d’un lanterneau, formée d’une colonnade. Le style éclectique architectural de la basilique, s’inspirant de l’architecture romane, de l’architecture byzantine, et particulièrement de la cathédrale Saint-Front de Périgueux, a influencé plusieurs autres édifices religieux du XXe siècle (basilique Sainte-Thérèse de Lisieux par exemple).

À l’intérieur, le plafond de l’abside est décoré de la plus grande mosaïque du monde, couvrant une surface de 475 m2. Conçue par Luc-Olivier Merson et exécutée de 1900 à 1922 par les ateliers Guilbert-Martin, elle représente le Sacré-Cœur de Jésus glorifié par l’église catholique et la France. À sa base on peut lire une phrase en latin signifiant : « Au Cœur très saint de Jésus, la France fervente, pénitente et reconnaissante. »

Une immense tour carrée servant de clocher renferme, entre autres cloches, la plus grosse cloche de France. Baptisée la Savoyarde, elle a été fondue à Annecy en 1895 par les frères Paccard. Elle mesure 3 mètres de diamètre et pèse 18 835 kg. Quant à son support, il pèse 7 380 kg. Le marteau qui la frappe pèse quant à lui 1 200 kg. Elle fut offerte à la basilique par les quatre diocèses de la Savoie, et arriva sur la butte le 16 octobre 1895, ce qui fut un événement parisien.

Orgue

Les grandes orgues de la Basilique du Sacré-Cœur ont été construites, par le célèbre facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll en 1898 pour le château du baron de L’Espée, grand amateur d’orgue. Cet orgue était alors l’un des fleurons de Cavaillé-Coll, puisque doté des meilleures technologies de l’époque (4 claviers manuels (61 notes)et pédalier (32 marches), 70 jeux, traction mécanique des claviers et des jeux).

À la mort du baron, à la vente de sa demeure et après avoir passé plus de dix années dans les entrepôts Cavaillé-Coll-Mutin, l’orgue fut transféré à la basilique où il fut inauguré le 16 octobre 1919 par Charles-Marie Widor, Marcel Dupré et Abel Decaux.

source texte: Wikipedia

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