Les romans de Venise

Jann  vous invite à lire “Les romans de Venise” de Gonzague Saint-Bris.

9782268063072 Les romans de Venise

Ecouter un extrait lu par Julien Saada, de la compagnie Eulalie (fichier MP3)

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Mot de l’éditeur sur “Les romans de Venise” de Gonzague Saint-Bris

Enfin le livre de Venise ! La cité du romantisme racontée par le dernier des romantiques. Une Venise comme vous ne l’avez jamais vue, pleine de folies masquées, de personnages dévoilés et de passions mises à nu. La plume trempée dans l’encre du canal, Gonzague Saint Bris dit l’histoire de la Sérénissime à travers une suite de chapitres, chacun conçu comme un roman. Cette cité des Doges, où les pigeons vont a pied et où les lions ont des ailes, voilà plus de vingt ans qu’il la parcourt, lui qui fut nommé en 1980 par Gaston Palewski, président des Amis de la Sauvegarde. Venise appartient à tous et chacun possède «sa» Venise. Celle qui est proposée ici en une vision polyphonique est tout à la fois une histoire, une balade et un carnet de voyage.

À travers le prisme de la chronologie historique, les anecdotes savoureuses et les portraits saisissants, on va de la Dogaresse amoureuse à la Duse, l’amante éperdue de D’Annunzio, de Marco Polo à Paul Morand, d’Henri III au prince Eugène, du Primatice à Léopold Robert, de Casanova à Diaghilev. Ce livre rare par la cadence du style et la beauté des images rassemble une série de petits romans étincelants.

Il raconte comment le lieu le plus inhospitalier du monde est devenu le miroir du monde, comment la capitale du Baroque est devenue celle du Romantisme, ou comment la diplomatie des plaisirs, chère à Casanova et à Bernis, s’est muée, à la Belle Époque, en une plante vénéneuse, dans laquelle, de Marcel Proust à Thomas Mann, certains se sont voluptueusement perdus. De Carlo Goldoni à Richard Wagner, en passant par George Gordon Byron, Alfred de Musset, George Sand, John Ruskin et François Mitterrand, Venise, cent fois recommencée, fascine le monde depuis plus de dix siècles. Son destin se reflète dans l’eau porteuse de mémoire, tandis qu’on se demande si cette mer qui l’a créée ne la détruira pas un jour…

Historien, romancier, essayiste, journaliste, directeur de presse, homme de radio et de télévision, Gonzague Saint Bris est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages traduits en plusieurs langues, dont beaucoup Jurent des best-sellers et reçurent d’importantes récompenses, parmi lesquelles le prix Interallié pour Les Vieillards de Brighton, et le prix des Romancières pour l’Enfant de Vinci. Inlassable conteur du coeur et de l’âme, le chef de file des Nouveaux Romantiques nous offre ici une vision très personnelle de la Sérénissime.

Extrait du livre: les noces avec la mer

La mer lustrée, lumineuse, enveloppante, pénètre et ceint Venise comme une gloire.
Hippolyte Taine

Venise est un tel symbole de l’amour qu’aucun autre lieu au monde n’a inventé un rite aussi extraordinaire consistant à unir une cité et un élément naturel. En l’occurrence, l’union de cette mer dont elle procédait – à qui elle devait tout, sa position, sa puissance, son influence – avec son représentant, le doge – le plus souvent paradoxalement un vieillard peu propre aux ébats érotiques. Pourtant, pendant des siècles, ce fut bien lui qui, chaque année, épousait la Méditerranée au nom de ses compatriotes/ sujets, non seulement avec un faste inouï, mais encore avec le concours de l’Église, pour la plus païenne des cérémonies, tant il est vrai que celle en qui beaucoup, naguère, virent Carthage et Athènes réunies, cultiva toujours un catholicisme très personnel !
Pour comprendre le pourquoi de cet étrange hymen, il faut d’abord savoir que, à l’origine, Venise est née de rien, sinon des caprices d’une lagune perdue, loin de tout ce qui, traditionnelle­ment, impliquait la création d’une cité, à savoir un fleuve, des champs et des axes de communication faciles, voire des protections naturelles, comme une anse, une proéminence, une montagne. Ici rien de tel, sinon un archipel de cent dix-huit îlots de boue émergeant des eaux saumâtres, plus ou moins bien articulés autour de ce qu’on appellera le Rialto, lieu inhospitalier et sans défense ou presque contre l’envahisseur, naturel et humain, aux sols instables, sans cesse battus en brèche par les marées.

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