Château de Chaumont

httpvh://www.youtube.com/watch?v=7SX1Wc0KnUA

.

A voir aussi :

.

Château de Chaumont-sur-Loire

Un article de Wikipédia – les photos qui suivent dans cet article  ne sont pas de Jann van Brugge
Château de Chaumont
280px Chaumont sur Loire chateau 05 Château de Chaumont
Vue générale de l’édifice

Période ou style Médiéval
Début construction XVe siècle
Protection Classé MH (1840)

Latitude
Longitude
18px Geographylogo.svg Château de Chaumont47° 28? 45? Nord
1° 10? 54? Est / 47.4792, 1.1818 [1]
Pays 20px Flag of France.svg Château de Chaumont France
Région historique Orléanais
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Commune française Chaumont-sur-Loire
Géolocalisation sur la carte : France

250px France location map Regions and departements.svg Château de Chaumont

8px Red pog.svg Château de Chaumont
modifier 12px Gtk dialog info.svg Château de Chaumont

Le château de Chaumont-sur-Loire se trouve sur les bords de la Loire, entre Amboise et Blois, en France. Il est situé sur le dernier fleuve sauvage d’Europe, récemment inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques[2] depuis 1840.

Histoire

Au Xe siècle, c’est Eudes I, comte de Blois qui fit construire une forteresse pour protéger la ville de Blois des attaques des comtes d’Anjou. Le chevalier normand Gelduin reçoit Chaumont et fait consolider la forteresse. Sa petite-nièce, Denise de Fougères ou de Pontlevoy, ayant épousé Sulpice Ier d’Amboise, le château passe dans la famille d’Amboise pour cinq siècles.

Louis XI fit brûler et raser Chaumont en 1455 pour punir Pierre d’Amboise de s’être révolté contre le pouvoir royal lors de la « Ligue du Bien Public ». Puis, son fils Charles Ier d’Amboise entreprit la reconstruction du château de 1465 à 1475 en édifiant l’aile Nord (face à la Loire) aujourd’hui disparue.

220px France Loir et Cher Chaumont sur Loire Chateau 01 Château de Chaumont

magnify clip Château de Chaumont

Le château, la tour sud-ouest

De 1498 à 1510, Charles II de Chaumont d’Amboise, aidé de son oncle le cardinal Georges d’Amboise, poursuivit la reconstruction dans un style déjà marqué par la Renaissance tout en conservant la même allure générale fortifiée.

À la fin de 1559, Catherine de Médicis, qui possédait le château depuis 1550, l’échangea à sa rivale Diane de Poitiers, maîtresse du roi Henri II, contre celui de Chenonceau.

À la mort de Charlotte de La Marck, petite-fille de Diane (1594), le château fut hérité par son époux, Henri de La Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, qui le revendit à un fermier général des gabelles nommé Largentier.

Profitant de l’arrestation de Largentier pour fraude et du droit lignager de sa femme Isabelle de Limeuil, le gentilhomme lucquois Scipion Sardini, qui devint baron du lieu, puis ses fils, furent les propriétaires du château entre 1600 et 1667[3].

À cette date, le château passa par alliance aux seigneurs de Ruffignac, famille périgourdine.

Le duc de Beauvilliers (qui devint duc de Saint-Aignan à la mort de son père) l’acheta à cette famille en 1699. Le château retrouva son faste passé et accueillit même en 1700 le duc d’Anjou qui cheminait vers l’Espagne pour s’y asseoir sur le trône.

À la mort du duc, une de ses filles en hérita et l’apporta à Louis de Rochechouart, duc de Mortemart, son époux. Ce dernier, grand joueur, contracta des dettes et dû s’en séparer.

Il fut vendu à un maître des requête ordinaire de Louis XV, Monsieur Bertin, qui fit certaines modifications dont l’ouverture sur la Loire en abattant le corps de logis qui fermait la cour.

En 1750, Chaumont passa à un maître des eaux et forêts, Jacques-Donatien Le Ray, futur intendant des Invalides, qui y fonda une célèbre manufacture de produits céramiques. Benjamin Franklin y séjourna et obtint même de son hôte l’envoi d’un navire chargé de munitions destinées aux indépendantistes américains. Après sa mort, son fils tenta même de fonder, sans succès, une colonie et une ville sur les bords de l’Ohio qui avait été baptisée Chaumont.

En 1810, Madame de Stael, exilée, s’installa au château pendant les aventures de Monsieur Le Ray, fils, aux États-Unis.

200px Chaumont02 Château de Chaumont

magnify clip Château de Chaumont

Vue générale du château de Chaumont-sur-Loire

Monsieur Le Ray avait fait de Chaumont une manufacture, le château devint une ferme après sa cession en 1829 à un certain monsieur d’Etchegoyen.

Des restaurations furent commencées avec le comte d’Aramon qui l’acquit en 1834 (mort en 1847) et poursuivies avec le vicomte Walsh qui épousa sa veuve.

Plus tard, Marie Say en devint propriétaire en 1875. Elle épousa peu après Amédée de Broglie (fils d’Albert de Broglie). Ils firent aménager de luxueuses écuries et un parc paysager à l’anglaise.

L’édification en 1877 de ces écuries somptueuses fut confiée à l’architecte Paul-Ernest Sanson, également chargé par le prince Henri Amédée de Broglie et son épouse Marie, de la restauration complète du château. L’architecte fit le choix d’un ensemble en brique et pierre.

Les écuries de Chaumont sont représentatives de ce que l’aristocratie fortunée fit construire à la fin du XIXe siècle pour abriter ses chevaux. Elles furent considérées à l’époque comme les plus luxueuses d’Europe, bénéficiant alors d’un éclairage électrique à arc, en même temps que l’Opéra Garnier et l’hôtel de ville de Paris.

Pendant quarante ans, le château connaîtra une époque fastueuse durant laquelle les de Broglie donneront des fêtes et réceptions éblouissantes, en menant une vie digne d’une maison royale. Malheureusement, des revers de fortune obligeront la princesse de Broglie à vendre Chaumont en 1938 à l’État qui l’affectera au service des Monuments historiques.

Construction du château

Ce château d’allure médiévale a en effet été construit au XVe siècle. Les ailes Nord et Ouest ont été édifiées de 1469 à 1481, les tours sont massives et dotées de mâchicoulis et de chemins de ronde. La porte d’entrée précédée d’un double pont-levis est enserrée par deux grosses tours rondes.

La construction reprend en 1501 sur ordre de Charles II d’Amboise, seigneur de Chaumont, puis sera reprise par le cardinal Georges d’Amboise, ministre de Louis XII.

Le château au XXIe siècle

Désormais, le château de Chaumont-sur-Loire et le Conservatoire international des parcs et jardins sont réunis. Ils forment le Domaine de Chaumont-sur-Loire et leurs programmations culturelles deviennent complémentaires ; le parc bénéficie du label Jardin remarquable[4].

Le Conservatoire international des parcs et jardins de Chaumont-sur-Loire (CIPJP) et le Centre des monuments nationaux ont décidé de mettre en commun leurs moyens pour assurer la gestion et l’animation culturelle du château de Chaumont-sur-Loire.

Évocations artistiques

En littérature

Honoré de Balzac, dans son roman Sur Catherine de Médicis (1842) montre Diane de Poitiers recevant le château de Chaumont des mains de Catherine de Médicis, en échange du château de Chenonceau que Diane avait offert à la reine. [5]

81px France Loir et Cher Chaumont sur Loire Chateau Chapelle Château de Chaumont

La chapelle

78px France Loir et Cher Chaumont sur Loire Ecuries Château de Chaumont

Les écuries

86px Chaumont sur Loire chateau 02 Château de Chaumont

Le château

Bibliographie

  • Les Résidences royales de la Loire, Jules Loiseleur, Paris, 1863.

Notes et références

  1. ? Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. ? Notice no PA00098410 [archive], sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  3. ? Mémoires de la Société des Sciences et des Lettres de la ville de Blois, t. 5, 1856, p. 286-289.
  4. ? Comité des Parcs et Jardins de France [archive]
  5. ? « Diane fit offrir à la reine sa terre et son château de Chenonceaux. Catherine dit alors en présence de témoins : -je veux lui donner en échange un domaine, et lui propose celui de Chaumont-sur-Loire. En effet, l’acte d’échange fut passé à Blois en 1559. Diane, qui avait pour gendres le duc d’Aumale et le duc de Bouillon, alors prince souverain, conserva toute sa fortune et mourut en paix en 1566, âgée de soixante-six ans. Honoré de Balzac, Édition dite du Furne, vol.15 des Études philosophiques, p.498 »

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Zapping sur d'anciens articles



mesure audience