Bergues au début de l’été

J’ai découvert Bergues, cet été, en allant chercher mon fils au collège St Winock. C’est une ville calme et verte, agréable à parcourir à pied.  Ce jour là le temps était magnifique.

Jann

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Héraldique

Armes des châtelains de Berghes : d’or au lion de gueules, armé et lampassé de gueules

Depuis le 15 novembre 1815 et par un arrêt royal de Louis XVIII, les armes de Bergues se blasonnent
ainsi :“Parti : au 1, d’argent au lion contourné de sable, lampassé de gueules ; au 2, d’argent à une
fasce de sable, et un franc-quartier d’or, bordé de gueules et chargé d’un lion de sable.”
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90px Blason de la ville de Bergues %2859%29 Nord France.svg Bergues au début de l’été

Haut Moyen Age

Selon la légende, Winoc, fils de roi breton, se serait retiré entre 665 et 675 avec quelques compagnons sur le Groenberg, une colline isolée en bordure des anciens marais côtiers. Leur implantation s’est toutefois rapidement développée jusqu’à devenir un petit monastère ; pour cette raison Winoc a de nouveau recherché le calme à Wormhout, plus au sud, où il est mort en 717.

Le cartulaire de St Bertin, écrit par les moines de l’abbaye de Sithiu à partir du VIIe siècle (actuellement Saint-Omer) mentionne que Bergues était jadis appelée le « Mont Baal ». Cela dénoterait l’existence d’un culte païen antérieur à l’installation de religieux chrétiens. Baal désigne une divinité locale que l’on invoque aux sommets des collines.

Dans la deuxième moitié du IXe siècle, lorsque les Normands ont commencé leurs incursions, le comte Baudouin II le Chauve construisit une fortification primitive. Plus tard, vers 1022, le comte Baudouin IV le Barbu érigea l’église Saint-Winoc sur les cendres laissées par les Normands et y fit déposer les ossements du saint. Les bases avaient ainsi été posées pour la future abbaye.

Le commerce, la situation très favorable près de la mer et la présence d’un centre spirituel important tel que l’abbaye ont été un stimulant pour le jeune établissement. Il est certain qu’à cette époque, en 1028, les comtes de Flandre ont bâti une véritable place forte. L’attribution d’une charte en 1240 a donné un élan supplémentaire à la ville qui a connu un développement topographique rapide. L’indépendance administrative a trouvé son expression dans le beffroi dont la construction a été autorisée par le comte en 1240.
Bergues devint un port et un centre textile d’importance régionale, avec à partir de 1276 son propre marché de laine et aussi au cours des siècles suivants 2 marchés d’étoffes et de toiles très courus. Les comtes flamands ont apporté à l’ensemble des fortifications munies de tours. Même la situation défavorable à la frontière avec la France ennemie n’a pas eu véritablement une influence, bien que la guerre soit manifeste dans l’histoire de saint Winoksbergen : en 1297 Robert II d’Artois conquit la ville qu’il a dû toutefois céder en 1301 ; Charles VI de France prend la place le 3 septembre 1383 et l’incendie ; en 1494, le coq rouge a crié au dessus du centre ; et en 1558 les pillages par les troupes du maréchal français de Thermes ont suivi.

Le châtelain de Bergues est l’un des héros du Tournoi de Chauvency qui eut lieu en 1285. Le trouvère Jacques Bretel raconte ses exploits lorsqu’il est aux prises avec Joffroi d’Âpremont, pendant la mêlée générale qui opposa plus de 500 chevaliers venus se mesurer lors de ces fêtes et jeux guerriers. Le châtelain se trouve en compagnie des seigneurs de Hondschoote, Haussy, Fléchin, Ligne, Lalaing, Montigny, Auberchicourt, ainsi que du fils du comte de Flandres, et du fils de Jean d’Avesnes,Florent de Hainaut.

Époque moderne

En 1566, Bergues est au coeur des violentes manifestations iconoclastes qui s’acharnèrent sur les objets de culte catholique. Par deux fois, la ville reçoit la visite d’iconoclastes fanatiques. Dans le contexte de la révolte des Pays-Bas, Bergues est assiégé en 1583 par Alexandre Farnèse qui la prend et la met en ruine. Le roi d’Espagne, Philippe II, a permis sa reconstruction (un acte qui détermine fortement encore à présent l’aspect de Bergues).

La ville a toujours eu une fonction administrative et juridique, a été un centre spirituel florissant et a logé une garnison. L’implantation de familles nombreuses dans de magnifiques maisons de maître en a été une conséquence. Le port sur la Colme a pu héberger à ce moment-là 40 à 50 navires, reliés à la mer par le canal de Bergues.

Bergues est restée le ‘chef-lieu’ d’une châtellenie jusqu’à la Révolution.

Après un premier siège en 1652, les armées de Louis XIV prennent la ville en 1658, puis à nouveau en 1667, avant qu’elle soit définitivement rattachée à la France par la paix d’Aix-la-Chapelle en 1668. Le fort François proche de la ville est pris par Vauban en 1676[2], qui revoie largement les fortifications de Bergue par la suite. Le roi soleil a développé Dunkerque jusqu’à en faire une grande base maritime et une ville portuaire qui éclipse entièrement Bergues au cours des siècles suivants.


Histoire de l’enseignement primaire à Bergues avant 1789 :28 août 1545. – Deux écoles : l’une tenue par Liévin Boone, l’autre par Me Maillart Maertens, prêtre. – A cette date, ils eurent un procès au sujet des 5 patars par an, pour chaque enfant qu’on instruisait, et qui devaient, depuis un temps immémorial, être payés au maître d’école. – La sentence, prononcée par le Conseil ecclésiastique d’Ypres, le 21 novembre 1545, condamne Me Martens à payer les 5 patars au sieur Boone.– 28 août 1587 : – ‘Ecole des filles, dite Dyserinscoole’ (école d’Iserin), pour laquelle dame Paschalie Walleux, veuve de J. Maertens, fait une donnation de 12 livres de gros, à la condition que les anciens status de la fondation ne seront jamais changés qu’avec l’agrément des deux curés et du Magistrat de Bergues.– Delle L. Van der linde, femme de de P. de Conninck, y fonda cinq bourses, pour trois filles de Cassel et deux de Bergues, qui devaient rester à l’école jusqu’à dix-huit ans; Anne Looten la dirigeait en 1786. —Ecole des pauvres’, fondée, en 1620, par Ch. Jansoone, curé de Saint-Martin. Une ordonnance du Magistrat, du 30 sept. 1624, precrit aux Administrateurs de la Pauvre-Ecole de restituer partie de la collecte faite par eux au-delà de l’autorisation. — En 1651, un décret royal porte que celui qui aura accepté les fonctions de boursier ou de receveur de cet établissement, devra les remplir pendant au moins 3 ans. A cette date, les élèves étaient au nombre de 80. — Ecole du Pauvre Catéchisme, fondée en 1685. — Ecole flamande appelée Hoogeschoole, fondée le 17 mars 1752, par Winoc Kien ; on y apprenait gratuitement, à épeler, lire, écrire, les principes de la religion et des bonnes moeurs, sous la direction du Magistrat. — Ecole française, ouverte en 1781,. A cette époque le sieur Quévreux dirigeait l’école. — << – Références : Histoire de l’enseignement primaire dans les communes qui ont formé le département du Nord par M. le comte de Fontaine de Resbecq – 1878.>>

Depuis la Révolution française [modifier]

La Révolution française donne à Bergues un rôle politique très important. Dans le cadre de la réorganisation territoriale de la France en 1790, Bergues devient le chef-lieu d’un district (qui deviendra plus tard l’arrondissement de Dunkerque). C’est depuis Bergues que la Convention fait appliquer ses lois en Flandre maritime. Tous les objets du culte, les biens des émigrés et les réquisitions sont envoyés à Bergues. Sous la Terreur, le district de Bergues envoie dans ses prisons, plusieurs maires des communes environnantes qui avaient pris du retard dans les réquisitions de blé qu’il leur avait imposé. Le rôle du district déclina avec le 9 thermidor.

En même temps, la Révolution française marque le début d’un effondrement économique, un déclin et un appauvrissement permanent. Toutes les institutions ecclésiastiques sont supprimées et la plupart détruites ; à part le commerce de grains, toutes les activités ont disparu et éclipsé par le port de Dunkerque plus aucun navire ne vient. Il perd en outre l’intérêt militaire séculaire de par la proximité de la forteresse dunkerquoise, par laquelle les fonctions redondantes et superflues sont supprimées.

Au cours de la Première Guerre mondiale, les canons à longue portée et les bombardements aériens ont ravagé la commune.

Dans le cadre de la défense de Dunkerque, en 1940, Bergues a été la scène de combats vifs, des tirs d’artillerie et des bombardements qui l’ont touchée au cœur : lorsque le 2 juin de cette année une brêche a été portée dans la défense, la ville avait été ravagée à 60%. Quant au beffroi, dynamité le 16 septembre 1944 , il a été reconstruit en 1961. Bergues n’a plus qu’une importance régionale faible de nos jours entre autres dans le domaine de l’enseignement. À proximité de Dunkerque l’industrieuse, on vit entre les nombreux monuments, restes d’un passé riche. La vocation de la ville se trouve maintenant dans le tourisme qui s’est développé fortement ces dernières années surtout depuis le succés de Bienvenue chez les ch’tis

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