Quais de Seine

Jann s’est rendu à Paris le 3 juin, après un déjeuner au train bleu, restaurant situé dans la gare de Lyon,

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Il s’est promené le long des quais de la Seine du pont St Michel jusqu’au Louvre

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Article Wikipedia

les photos ci-dessous ne sont pas de Jann van Brugge
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Historique

La présence d’hommes sur les bords de la Seine est attestée dès le néolithique, notamment par la découverte de restes d’embarcations et autres objets dans des fouilles à Bercy dans les années 1990[4].

Le pilier des Nautes, conservé au Musée national du Moyen Âge des Thermes de Cluny à Paris, nous rappelle que la navigation sur la Seine était déjà intensive aux premières années de la conquête romaine[5].

C’est de cette même époque que date vraisemblablement le premier pont de Paris, le Petit-Pont, construit à l’un des endroits où la Seine est la plus étroite, et maintes fois démoli et reconstruit au même emplacement[6].

A une époque plus froide qu’aujourd’hui, il arrivait assez fréquemment que la Seine charrie des glaçons, voire soit prise par les glaces. La première mention avérée de gel de la Seine à Paris date de l’hiver 291-292[réf. nécessaire].

La Seine a, dès le milieu du IXe siècle, favorisé les invasions normandes. En mars 845, par exemple, les Normands qui ont remonté la Seine depuis son embouchure, arrivent à Paris qu’ils pillent. Ils ne se retirent que contre une rançon de 7 000 livres d’argent[7]. D’autres assauts suivront pendant un demi-siècle environ.

En 1170 la corporation des « marchands de l’eau » reçoit du roi Louis VII le monopole du commerce sur la Seine[8]. Sur leur sceau figure la nef qui se trouve encore dans les armoiries de la ville de Paris[9].

Le 9 août 1803, expérimentation du bateau à vapeur de Robert Fulton sur la Seine[10].

Les premiers bateaux-lavoirs furent ancrés en Seine en 1851, et atteignirent rapidement la centaine. L’arrivée de l’eau courante dans les immeubles parisiens entraîna leur disparition progressive jusqu’en 1937[réf. nécessaire].

Lors de la guerre de 1870, les Parisiens, assiégés par les Prussiens et sans communication avec l’extérieur, tentèrent de recevoir du courrier enfermé dans des boules métalliques, dites « boules de Moulins » mises à l’eau en amont de la capitale. Aucune ne fut cependant recueillie dans Paris même[11].

La ligne 4 du métro fut la première à traverser la Seine en souterrain, en 1908[12].

Îles de la Seine

La Seine à Paris ne comporte aujourd’hui que deux véritables îles : l’île de la Cité et l’île Saint-Louis.

L’île de la Cité ne prit sa physionomie actuelle qu’au début du XVIIe siècle, lors de la construction du pont Neuf, à l’occasion de laquelle furent rattachés à l’île principale les îlots aux Juifs et des Vaches.

L’île Saint-Louis s’appelait à l’origine Notre-Dame quand elle fut coupée en deux par un canal, au milieu du XIVe siècle. De ce fait, l’îlot amont prit le nom d’île aux Vaches et l’îlot aval garda le nom d’île Notre-Dame. Les deux îles ne retrouvèrent leur unité que dans les premières années du XVIIe siècle, et devinrent alors un nouveau quartier résidentiel. Le nom de Saint-Louis lui fut donné en 1725, remplacé par celui de Fraternité pendant la Révolution.

L’île Louviers, à l’origine des Javiaulx, était située entre le boulevard Morland et le quai Henri-IV. Elle fut rattachée à la rive droite en 1843.

L’île Maquerelle se trouvait entre la rue de l’Université et la Seine actuelle. Constituée à l’origine de petits îlots (des Treilles, aux Vaches et de Longchamp), elle fut rattachée à la rive gauche sous le premier Empire. Proche de là se trouvait également l’île Merdeuse.

L’allée des Cygnes n’est en réalité qu’une digue créée en 1825 au moment de la construction du pont de Grenelle[13],[14]

Article détaillé : Îles parisiennes.

Boire l’eau de la Seine

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Le Pont Neuf et la pompe de la Samaritaine, vue au XVIIIe siècle par Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet

Les Parisiens ont bu de l’eau de Seine de tout temps, mais dès l’époque romaine des eaux de source de meilleure qualité furent amenées à Paris. On notera cependant en 1605 l’installation d’une pompe sur le Pont-Neuf, dite de la Samaritaine, qui fonctionnera jusqu’en 1813. De même, celle du pont Notre-Dame fonctionna de 1673 à 1858. Les porteurs d’eau, corporation mentionnée dès 1292, apportaient à domicile l’eau puisée dans la Seine ou prise aux fontaines publiques, et ne disparurent qu’à la fin du XIXe[15].

Aujourd’hui, la Seine à Paris ne fournit plus à proprement parler d’eau potable aux Parisiens, puisque les eaux de surface utilisées proviennent d’Evry et Orly, loin en amont[16].

Crues

 Quais de Seine

La crue au Quai de Passy
Article détaillé : Crue de la Seine de 1910.
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Les crues de la Seine font partie intégrante de l’histoire de Paris[17].

Il semble bien que la première mention d’une crue soit celle de l’empereur romain Julien l’Apostat durant l’hiver 358-359.

Le célèbre chroniqueur Grégoire de Tours a relaté ensuite celle de 582.

Les crues ont souvent été fatales aux ponts de Paris. Ainsi, en 1280, une crue du fleuve emporte le Grand-Pont. En décembre 1296, une nouvelle crue d’une ampleur exceptionnelle emporte tous les ponts de Paris (qui à l’époque supportaient des habitations).

Quant à la crue la plus importante de l’histoire parisienne, connue avec une certitude suffisante, c’est celle de 1658.

Mais la crue historique la plus présente encore dans la mémoire des Parisiens est celle de 1910 qui dura 9 jours, du 20 au 28 janvier 1910. Le 21 janvier, elle pouvait atteindre à certains endroits près de 9,50 m. De nombreuses cartes postales en ont montré les ravages, tels les abords de la gare Saint-Lazare entièrement sous les eaux.

Baignade

La mode des bains dans la Seine apparut au milieu du XVIIe siècle, et ce dans le plus simple appareil. Les femmes se baignaient de leur côté plus ou moins masquées par de grandes toiles tendues. La fin du siècle vit l’interdiction de ces bains sans vêtement[18].

Des bateaux appropriés aux bains froids dans la Seine apparurent à la fin du XVIIe, rapidement séparés pour les hommes et les femmes. Ils furent suivis de bateaux appropriés aux bains chauds, eux-mêmes suivis puis supplantés par les bains-douches terrestres, que l’on connait encore aujourd’hui[19].

Il y a encore soixante ans, on pouvait se baigner dans la Seine. Toutefois, la baignade est interdite depuis 1923[réf. nécessaire]. Le 28 novembre 1988, le maire de Paris, Jacques Chirac, avait proposé de lancer une opération de dépollution de la Seine et promit d’être le premier à pouvoir s’y baigner en 1994[réf. nécessaire], ce qu’il n’a encore pu réaliser à ce jour (2010).

La célèbre piscine Deligny, installée à proximité du pont de la Concorde depuis 1801, ayant coulé en 1993, la ville de Paris a mis en service en 2006 la piscine flottante Joséphine-Baker aux pieds de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement[20].

Économie

Articles détaillés : Canaux parisiens et Port autonome de Paris.

La traversée de Paris par la Seine en fait un atout économique. Dans ce but, on a également créé des canaux comme le canal Saint-Denis.

Bords de Seine

220px Bouquiniste Paris Quais de Seine


Une échoppe de bouquiniste parisien

Article détaillé : Liste des quais de Paris.

Deux-cent-quarante bouquinistes sont installés sur les quais de la Seine, rive droite comme rive gauche, depuis le XVIIe siècle avec des fortunes diverses selon les époques[21].

Sur les bords de Seine, se trouvent de nombreuses promenades, ainsi que, sur certaines portions aussi bien de la rive droite que de la rive gauche, une voie rapide pour véhicules automobiles.

Le dimanche, ces « voies sur berges » sont fermées aux véhicules et réservées aux piétons, vélos et rollers.

Depuis l’été 2002, pendant un peu plus d’un mois chaque année, l’opération Paris-Plage accueille diverses animations au milieu des plages de sable et d’arbres en pot.

Un projet prévoit de transformer une partie des voies basses rive gauche en zone piétonne et de réaménager les voies rives droites pour les rendre plus accessibles aux cyclistes et piétons.

Transports sur la Seine

 Quais de Seine


Transport public sur la Seine avant 1910 : une navette des Bateaux Parisiens

Catégorie détaillée : Transport parisien sur la Seine.
  • Le transport des passagers sur la Seine a été organisé dès 1886, lors de la création de la Compagnie générale des bateaux parisiens, dont la ligne allait de Charenton à Auteuil-Point-du-Jour, avec embarcadères intermédiaires aux ponts National, de Tolbiac et d’Austerlitz. Cette compagnie disparut en 1934[22].
  • 1er mai 1989[réf. nécessaire] : inauguration du service de Batobus entre la Tour Eiffel et le Jardin des Plantes[23].
  • Péniches, qui sont également le lieu de résidence de certains Parisiens
  • Bateau-omnibus (« Bateaux Mouches » est une marque déposée)
  • Voguéo (service fluvial pour voyageurs à partir de 2008)

Notes, sources et références

  1. Site de la Ville de Paris [archive]
  2. suivant le nivellement NGF de 1969 : paris-ports.fr [archive]
  3. Site de la Ville de Paris [archive]
  4. Site de la Ville de Paris [archive]
  5. [pdf]Musée national du Moyen Âge [archive]
  6. Site du Laboratoire central des Ponts et Chaussées [archive]
  7. Henri Martin, Histoire de France, Furne, Paris, 1855, p. 430
  8. Jules Minier, Précis historique du droit français, A. Marescq et E. Dujardin, 1854, p. 410
  9. Site de la Ville de Paris [archive]
  10. Site du ministère de la Culture [archive]
  11. Site de La Poste [archive]
  12. Site du Musée des transports urbains de Colombes [archive]
  13. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, éditions de Minuit, 1985 (ISBN 2707310549), p. 406
  14. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, éditions de Minuit, 1985 (ISBN 2707310549), p. 40 à 43 .
  15. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, éditions de Minuit, 1985 (ISBN 2707310549), p. 22
  16. Eau de Paris [archive]
  17. Voir site de la Ville de Paris : [1] [archive].
  18. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, éditions de Minuit, 1985 (ISBN 2707310549), p. 12
  19. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, éditions de Minuit, 1985 (ISBN 2707310549), p. 13
  20. Site de la ville de Paris [archive]
  21. Site officiel des bouquinistes de Paris [archive]
  22. Gérard Conte, C’était hier… Le 13e arrondissement, L.M. – Le Point, 1992 (ISBN 29044630406), p. 169
  23. Site de la Ville de Paris [archive]
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